Un entrepreneur copte égyptien en BTP du village de Bahgourah (près de Nag Hammadi en Haute Égytpe), Moawad Assad, et son fils de 26 ans ont été tués à coups de mitraillettes dans l’après-midi du 26 janvier par un groupe de quatre musulmans mené par un de leurs coreligionnaires, Ahmed Saber. L’entrepreneur chrétien avait refusé à ce dernier de se soumettre à sa tentative de racket. Ahmed Saber est, comme on dit en France, « bien connu des services de police », pour se livrer depuis novembre dernier à des rackets contre les coptes et des enlèvements d’enfants chrétiens afin d’obtenir des rançons des parents. Malgré les nombreuses plaintes des coptes, la police n’a pas jugé utile d’appréhender ce malfaiteur. Pour protester contre cette “inertie” policière, 4 000 coptes font un sit-in devant le commissariat central de police de Nag Hammadi, et n’y mettront un terme que quand Ahmed Saber sera sous les verrous.

Daniel Hamiche

Source : Assyrian International News Agency

Dans l’un des États de l’Union indienne les plus dangereux pour les chrétiens, celui de l’Orissa, une nouvelle agression est signalée par l’Agence Fides dans une dépêche datée du 26 janvier. Une agression de plus. D.H.

Un hindou a attaqué, à grands cris et en l’accompagnant de menaces de mort, la maison d’un pasteur protestant dans le district de Kandhamal, théâtre des violences antichrétiennes de 2008 dans l’État de l’Orissa (est de l’Inde). L’épisode, qui a eu lieu hier après-midi dans le village d’Adigar, a ramené la peur parmi les chrétiens qui, déclarent des sources de Fides, « ne se sentent pas en sécurité ».
La famille du pasteur Pabita Mohan Kota a été surprise lorsqu’un hindou identifié comme Jaleshwar Pradhan, habitant le même village, a commencé à lancer des pierres et des briques contre l’habitation et a bousculé les filles du pasteur en criant : « Vous, chrétiens, ne devez pas vivre ici. Ce n’est pas votre terre. Le massacre de Kandhamal ne vous a pas suffi : ceci sera votre tombe ». Le tir de pierres s’est poursuivi pendant plusieurs dizaines de minutes. L’épouse du pasteur, apeurée, s’est immédiatement éloignée, accompagnée par ses filles. La maison du pasteur Kota avait déjà été détruite durant les attaques de 2008 et de nombreuses briques se trouvaient dans les environs de l’habitation, encore en phase de reconstruction. Au moment de l’attaque, le pasteur n’était pas à son domicile. Les chrétiens ont porté plainte contre l’incident devant la police locale, affirmant que l’agresseur était en état d’ivresse.
Même si les dommages causés à la maison ne sont pas graves, « il s’agit d’une sorte de torture psychologique. La pression exercée sur les chrétiens est très forte » explique à l’Agence Fides le Frère K.J. Markose, missionnaire montfortain et avocat qui vit à Kandhamal. « Dans le contexte de Kandhamal, cet incident ne peut être pris à la légère ou minimisé. Ces épisodes arrivent trop fréquemment et sont le fruit de la campagne de haine de la part des fondamentalistes hindous » affirme-t-il, en rappelant le meurtre de trois responsables chrétiens en 2011.
Le pasteur Kota a été torturé physiquement plusieurs fois, sa santé est très délicate. Il a perdu partiellement la vue et l’ouïe du fait des mauvais traitements subis en 2008 de la part de fanatiques hindous. Le pasteur, avec l’aide du Global Council of Indian Christians, a également été cité devant le tribunal par un certain nombre de radicaux hindous pour répondre de fausses accusations de conversions.

Source : Agence Fides

C’est la troisième grave agression de chrétiens par des extrémistes hindous depuis le début de l’année dans l’État du Karnataka gouverné depuis 2008 par le Bharatiya Janata Party, un parti ultranationaliste hindou. Le 23 janvier, un groupe d’hindouistes extrémistes du Rashtriya Sangh Savayansevak, a attaqué une réunion de vingt chrétiens de la Fellowship of New Life, qui se tenait dans une maison privée dans un village situé à 3 km de la ville de Haliyal (Uttar Kannada), au motif – toujours le même ! – qu’ils font des conversions forcées… Après avoir rossé de coups un fidèle de cette congrégation, ils s’en sont pris à son jeune pasteur, Kalappa Chandrakanth Chavan, 27 ans, déchirant ses habits et le frappant à coups de bâton sous les yeux de son épouse, de sa fille de trois ans et de tout le village. Ils l’ont ensuite ligoté à un arbre puis ont appelé la police qui est arrivée sur place pour arrêter… le pasteur, détenu en prison pendant 24 h ! La complicité entre le gouvernement de l’État et les extrémistes hindous n’est plus à démontrer…

Daniel Hamiche

Source : Asia News

Une dépêche de Compass Direct News d’hier, annonce l’angoissante nouvelle de l’enlèvement de deux prêtres catholiques par des milices islamiques le 15 janvier dans la ville de Rabak située à 260 km de Khartoum. Un camion a enfoncé la grille protégeant l’accès à l’église catholique St. Josephine Bakhita, puis les assaillants ont défoncé la porte du presbytère, sévèrement frappé les deux prêtres qui s’y trouvaient, le P. Joseph Makwey et le P. Sylvester Mogga, puis les ont enlevé à sous menace de leurs armes et, pour faire bonne mesure, on pillé le presbytère. Ils exigent désormais une rançon de 250 000 livres soudanaises (185 000 $) pour chacun de leurs prisonniers dont on est sans nouvelles. Ces enlèvements ont créé la panique chez les chrétiens locaux.

Daniel Hamiche

Source : Compass Direct News

Mise à jour du 26 janvier (17 h 15).

Selon un correctif reçu de Compass Direct News, voici une heure, ce n’est pas une milice islamiste qui a enlevé les deux prêtres, mais une milice de rebelles du Sud Soudan, soutenue par le régime musulman de Khartoum.

 

L’affaire remonte au 19 janvier, mais elle n’a été connue que le 25 selon une dépêche d’Asia News d’hier.

Au prétexte d’un message « anti islamique » sur Facebook d’un lycéen du nom de Rudi Yohanes de l’école catholique Panguidi Luhur 1 de Yogjakarta (Java Central), des islamistes ont investi cet établissement dirigé par les Frères des écoles chrétiennes, et l’ont saccagé. Des enquêtes ultérieures menées tant par la police locale que par l’administration de l’établissement, ont démontré qu’il n’y avait aucun « Rudi Yohanes » dans ce lycée. C’est donc un provocateur qui a utilisé une fausse identité pour donner une occasion à ces islamistes de passer à l’attaque. C’est d’autant plus vraisemblable que deux autres lycées catholiques ont été également attaqués ce même jour et dans la même ville par des groupes islamistes : l’école Stella Duce 1, dirigé par les religieuses de Saint-Charles Boromée, et le lycée St. John Bosco.

Daniel Hamiche

Source : Asia News

Dans ce royaume de l’obscurantisme et des ténèbres islamiques, il n’est pas bon d’être chrétien. L’Assyrian International News Agency annonçait hier, que 29 chrétiens ont été arrêtés à Djeddah alors qu’ils étaient rassemblés dans une maison privée pour célébrer un culte. Les interpellés ont eu droit à une “fouille au corps” complète – un seul gant de latex a été utilisé pour cette humiliante procédure… Ils ont été copieusement insultés, notamment par un officier supérieur de la police qui leur a dit « vous êtes des mécréants et des animaux ». Tous ont été incarcérés à la prison Briman de Djeddah. Dans un message qu’ils ont réussi à faire passer à l’extérieur, les prisonniers implorent qu’on les aide, par la prière et la pression sur les gouvernements et les organisations de défenses de droits des personnes, des droits systématiquement bafoués dans le royaume wahhabite.

Daniel Hamiche

Source : Assyrian International News Agency

Compass Direct News annonçait hier une nouvelle attaque des terroristes du Boko Haram, associés cette fois-ci à d’autres islamistes locaux, le dimanche 22 janvier au matin dans la ville de Tafawa Balewa (État du Bauchi), contre l’Evangelical Church Winning All Church 2, au moyen d’armes automatiques, faisant au moins sept morts et de nombreux blessés parmi les chrétiens. Une autre église évangélique et une église catholique de cette ville ont aussi été attaquées avec des bombes – peut-être artisanales – ce même jour, mais les dégâts semblent peu importants et aucun mort ou blessé n’est à signaler.

Daniel Hamiche

Source : Compass Direct News

Notez dès à présent la grande veillée de solidarité et de prière organisée dans deux semaines à Paris par Chrétienté Solidarité Persécutions le mercredi 8 février à 19 h sur le Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro). Merci de relayer cette information…

 

 

L’Agence Fides rapportait hier une nouvelle tragique en provenance du Mexique, mais sans donner beaucoup d’information sur les tenants et aboutissants de cette tuerie. On y reviendra donc. D.H.

Un groupe d’hommes en armes a fait irruption samedi soir, 21 janvier, dans une chapelle de la communauté de Corral Falso, dans la commune d’Atoyac de Alvarez et a ouvert le feu contre les fidèles qui étaient recueillis en prière pour une neuvaine en suffrage d’un membre de la communauté, tué la semaine précédente. Le bilan de cette violence tragique est de 7 morts et 5 blessés selon un communiqué du Parquet général de la région de Guerrero. La police a indiqué avoir reçu un appel téléphonique dans la nuit de samedi 21 janvier qui dénonçait le fait que trois hommes avaient ouvert le feu contre un groupe de fidèles. Les agents de la police d’Etat se sont donc rendus sur place où ils ont trouvé les morts et les blessés. Ces derniers ont été évacués en direction de l’hôpital général d’Atoyac de Alvarez pour y recevoir des soins médicaux. En parallèle avec l’agression de Corral Falso, ont eu lieu deux autres cas de violence dans la zone côtière, au sein de la commune de Benito Juárez, dans la région de San Jerónimo, et dans la commune de San Marcos, dans la région de la Costa Chica, dans le cadre desquels 15 autres personnes ont trouvé la mort.

Source : Agence Fides

La vague d’attentats des terroristes islamistes du Boko Haram qui a ensanglanté la ville de Kano – la deuxième ville du Nigéria – samedi soir, a tué plus de 170 personnes selon les rapports reçus. Mais ce n’était pas que des objectifs civiles ou gouvernementaux qui ont été la cible des islamistes : une église catholique a aussi été l’objet de tous leurs soins, comme l’indique une dépêche de l’Agence Fides du 21 janvier. D.H.

« Je cherche à joindre par téléphone S.E. Mgr John Namanza Niyiring, évêque de Kano, mais les lignes ne fonctionnent pas », déclare à l’Agence Fides S.E. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, archevêque de Jos, dans la partie centrale du Nigeria. Au soir du 20 janvier, à Kano, la principale ville du nord du Nigeria, une série d’attaques à la bombe coordonnées et d’assauts armés ont frappé différents objectifs dont un certain nombre de commissariats de police.
« Hier soit, j’ai parlé avec le curé de l’église de Notre-Dame des Apôtres qui, sur son téléphone portable, m’a déclaré qu’il était contraint à se cacher parce que faisant l’objet d’une attaque. Mais les informations dont nous disposons sont encore fragmentaires et nous cherchons encore des confirmations. Les lignes téléphoniques sont interrompues, je ne sais si cela est dû à un problème technique ou à d’autres causes. La situation est encore confuse. Nous verrons comment réagira le gouvernement à cette nouvelle attaque » déclare l’archevêque de Jos.
Mgr Kaigama confirme qu’à Jos arrivent actuellement des chrétiens qui fuient l’État de Yobe (dans le nord du pays) du fait des récentes attaques perpétrées par les membres de la secte islamiste Boko Haram. « Attendu que Jos est une zone dans laquelle les chrétiens sont prédominants, ces personnes arrivent ici pour y retrouver des amis et des parents ».
Mgr Kaigama souligne une fois encore qu’il « est nécessaire d’aller au-delà de l’aspect religieux de cette crise. À chaque fois que des chrétiens et des musulmans sont tués, il faut se rappeler qu’existent des forces mauvaises qui manipulent la religion pour des objectifs qui leurs sont propres ».
« Nous devons comprendre qui sont ces forces. De nombreux intérêts alimentent la tension et la violence au Nigeria. Il est incroyable de voir comment la secte Boko Haram réussit à conduire des attaques toujours plus sophistiquées et coordonnées non seulement contre la population civile mais également contre les agents de l’État. Ce sont des attaques conduites de manière très efficiente et avec précision ». « C’est pourquoi nous devons regarder par-delà les apparences : il existe un réseau sophistiqué qui recrute des personnes, les entraîne et les arme afin de conduire ce type d’attaques » conclut l’archevêque.

Source : Agence Fides