Le jugement du pasteur Saeed Abedini, né en Iran mais naturalisé américain depuis quelques années, s’est tenu lundi dernier devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le juge Abbas Pir-Abbassi connu pour avoir la main lourde dans ses sentences… Il est reproché au pasteur des atteintes à la sécurité de l’État, en fait de faire du prosélytisme chrétien et de détourner les jeunes Iraniens de la religion mahométane qui est religion d’État en Iran. De fait, depuis sa conversion au christianisme en 2000 et jusqu’en 2009, le pasteur n’a pas ménagé sa peine pour créer tout un réseau « d’églises à la maison », véritable bête noire pour le régime des mollahs. Depuis 2009, le pasteur se consacre à la création d’un orphelinat en Iran, un établissement non confessionnel. Dans sa défense, le pasteur Abedini, citant abondamment la Bible, a tenté de faire comprendre au juge qu’il n’était pas un homme politique et qu’il n’avait aucune intention politique dans ses activités mais qu’il n’était qu’un disciple de son Seigneur, Jésus-Christ. Il n’est pas très clair que l’audience d’hier se poursuive aujourd’hui ou dans les jours suivants, et les observateurs de cette affaire pensent que le juge, – qui a refusé la remise en liberté sous caution du pasteur, contrairement à une dépêche d’Associated Press d’hier au soir –, pourrait rendre sa sentence dès la semaine prochaine, laquelle pourrait être une longue peine de détention voire même la pendaison selon l’American Center for Law and Justice. L’épouse du pasteur a mis en place une page facebook Pray for Pastor Saeed Abedini qui déjà plus de 1 300 inscrits.
Source : Assist News Service


nationalisé américain, catholique, que fait-il en Iran? Et ont-ils le droit de le juger?Ne devrait-il pas l’expulser tout simplement?
@sanchez
1. Je n’ai jamais écrit que le pasteur était catholique.
2. Supposez qu’étant né en France, je sois naturalisé américain et que j’ai envie de revenir dans mon pays natal par exemple pour créer un orphelinat. Comprenez-vous ce que je viens y faire ? Si oui, vous comprenez ce que le pasteur vient faire en Iran.
3. Le régime iranien a le “droit” de le juger puisqu’il le poursuit, à tort, pour “atteinte à la sécurité nationale”. C’est sans doute que ce régime le considère toujours comme un citoyen iranien et donc soumis aux lois iraniennes, des lois qui s’appliquent aussi un un étranger ayant commis le crime allégué sur le territoire iranien.
Le musulman qui abandonne sa religion est un soldat qui déserte; la patrie n’est pas tant dans le sol que dans la ouma. La personne n’existe pas elle-même, c’est la nation qui est personne; d’ou dictature, condamnations, et prise de conscience de cette situation pour se convertir. Prions pour le pasteur