« L’Innocence des musulmans » : un copte égyptien jugé pour « blasphème »


Le « dialogue » interreligieux, à tout le mois le débat religieux, n’existe pas en Égypte. Un jeune copte égyptien vient de l’apprendre et de nous l’apprendre. Sur la moindre allégation de « blasphème », on vous arrête et la police vous interroge sur votre religion et sur ce que vous pensez du coran ! Incroyable. Mais vrai. Voyez cet article du quotidien libanais L’Orient Le Jour d’hier. D.H.

Un Égyptien chrétien accusé d’avoir posté sur Internet des extraits d’un film islamophobe s’est dit innocent mercredi à l’ouverture de son procès, affirmant qu’il avait été interrogé sur sa foi pendant son interrogatoire.

Albert Saber, 27 ans, est accusé de blasphème, d’insulte à la religion et d’incitation à la sédition dans des publications sur Internet.

Des voisins avaient alerté les autorités en affirmant qu’il avait posté des extraits de « L’Innocence des musulmans », un brûlot à petit budget qui dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes et a provoqué des réactions violentes dans plusieurs pays musulmans.

Albert Saber avait été arrêté à son domicile dans la capitale égyptienne le 13 septembre et se trouve depuis en détention. Les autorités ont fait irruption chez lui alors qu’il était détenu, emportant son ordinateur portable.

Après une brève audience, le procès devant un tribunal du Caire a été ajourné au 17 octobre.

Le jeune homme risque jusqu’à cinq ans de prison. L’affaire a provoqué l’inquiétude d’organisations de défense des droits de l’Homme et fait craindre pour la liberté d’expression sous le nouveau président islamiste Mohamed Morsi.

« Je n’ai rien fait de ce dont ils m’accusent », a dit à l’AFP Albert Saber, crâne rasé et uniforme blanc de détenu, depuis le box. « 90 % de mes amis sont musulmans. Nous mangeons et nous buvons ensemble, je ne déteste aucune religion », a-t-il ajouté. « L’enquête était religieuse (…) On m’a demandé si je croyais au Coran et on m’a posé des questions sur ma religion », a-t-il poursuivi.

« Albert n’a rien à voir avec le film insultant mais l’affaire a été un moyen de calmer la colère populaire », a dit à l’AFP devant le tribunal l’avocat du jeune homme, Ahmed Ezzat, qui est de confession musulmane.

Le procès « intervient dans une atmosphère générale de discrimination et de mauvaise gestion de la justice, surtout lorsqu’il s’agit de minorités », a-t-il ajouté.

Sa mère, Kariman Masih, s’est dite « choquée, terrifiée » par l’affaire (…) Je n’arrive pas à croire à tout ce qui est train d’arriver à mon fils », a-t-elle dit à l’AFP. « Je défends mon fils et son droit à s’exprimer. La révolution n’a-t-elle pas appelé à la liberté ? », s’est-elle interrogée.

Me Ezzat a précisé qu’Albert Saber avait lancé des débats sur la religion sur Internet et « critiqué les religieux fondamentalistes ». « Le problème, ce sont les articles dans la loi et pas ce qu’a fait Albert. La loi relative au blasphème peut être interprétée de 100 manières différentes », a-t-il dit.

Les Coptes critiquent les autorités égyptiennes pour ce qu’ils qualifient de « deux poids deux mesures » lorsqu’il s’agit d’affaires de blasphème et d’insulte à la religion.

Source : L’Orient Le Jour

Un commentaire
  1. chayR

    28 septembre 2012 à 10 h 05 min

    Aide toi et le ciel t’aidera !
    Si les chrétiens d’Europe ne se bougent pas les fesses, le délit de blasphème contre la religion musulmane les enverra très prochainement en prison !
    Les prières , oui, mais aussi l’ACTION.

    Répondre

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