Le député israélien Michael Ben-Ari, membre de l’Union Nationale (Ihoud Leoumi) une petite coalition ultra nationaliste et ultra minoritaire à la Knesset (4 élus), vient de rejoindre le club international des imbéciles dont un
autre membre éminent est le pasteur américain Terry Jones, le “brûleur de coran” (voir ici, ici, là et encore là). Il s’est fait photographié dans son bureau en train de déchirer les pages du Nouveau Testament contenues dans une Bible éditée par la Société biblique israélienne et dont le directeur, Victor Kalisher, avait fait parvenir un exemplaire à chacun des 120 députés de la Knesset. Cet acte de lacération s’est accompagné de commentaires outranciers de Michael Ben-Ari : « Ce livre méprisable a promu le meurtre de millions de juifs durant l’Inquisition et les autodafés ». Le député ne précise malheureusement pas le nombre de millions de juifs qui auraient été massacrés par l’Inquisition : 5, 6, 7 millions ? Passons sur la pauvre documentation du député : l’Inquisition, dans sa période torquémadienne la plus extrême (1483-1498), la plus critiquable et la plus critiquée (voir les interventions du pape Sixte Quint), ne s’en prit jamais aux juifs pratiquant leur religion, mais aux juifs (et aux musulmans) faussement convertis (marranes judaïsants et morisques), une répression qui causa sans doute la mort sur le bûcher d’environ 2 000 personnes. Quant aux autodafés, on ne voit pas trop ce qu’ils viennent faire dans la démonstration, à moins que Ben-Ari confonde, comme beaucoup de contemporains, la mise au feu d’écrits jugés hérétiques et le passage au bûcher des hérétiques ; ce qui n’est pas exactement la même chose. En matière d’autodafé – auquel, d’une certaine manière, le geste de Ben-Ari peut s’assimiler –, notre député aurait été bien avisé de souvenir de ceux que pratiquent en Israël ses amis politiques et religieux, comme ce blogue l’a signalé ici…
Bref, en matière de dialogue interreligieux, l’honorable membre de la Knesset a un bon bout de chemin à faire…
D.H.

Je ne comprends pas bien le pourquoi de l’envoi d’une Bible chrétienne à tous les députés de la Knesset. Mais bon, cela montre qu’Israël est un pays libre, même l’on peut supposer que cela a du faire l’effet du « chiffon rouge pour le taureau », dans l’esprit de Michael Ben Ari.
Pour ce qui est de l’Inquisitio pas besoin de ce député, pour en avoir une vision fausse, il suffit de regarder une chaine publique française!
La légende noire est toujours bien utile. D’autres chiffres intéressants et à mettre en parallèle avec ce qui s’est passé en Espagne péninsulaire, sans rentrer dans les détails de la situation politique très complexe et difficile du pays après une guerre de reconquête de 700 ans et en particulier les morisques (10% de la population, véritable 5ème colonne de l’empire ottoman et des barbaresques algérois). Par ailleurs, Torquemada était d’origine juive converti, même si bien évidemment les cas particuliers s’ils sont utiles pour fabriquer des légendes noires, ne font pas une institution.
Entre 1570 et 1820, dans l’Amérique espagnole et période durant laquelle l’Inquisition était en vigueur, 2500 personnes furent l’objet d’un procès (les causes des procès liées à la bigamie, la sorcellerie ou les blasphèmes). 50 furent condamnés au bûcher et peut-être la moitié furent véritablement brûlés, parce que seules des statues furent brûlées (pour frapper les esprits et encourager les gens à ne pas faire de « bêtises »), soit environ une condamnation à mort tous les 10 ans de la part de l’Inquisition en Amérique hispanophone. A l’époque évidemment la peine de mort existait… dans les tribunaux civils.
Il est évident que propager une légende noire avait des fins politiques et qu’elle servait les intérêts anglo-saxons…, que cela soit en 1570 ou en 1820, l’Espagne gênait l’expansion anglaise puis étatsunienne. Cette légende noire qui a pris un nouvel élan au XIXème siècle (notamment avec nos romanciers français) a beaucoup mis en avant la torture, même si elle faisait partie intégrante des procédures judiciaires civiles des siècles évoqués. La torture dans les tribunaux de l’Inquisition était particulièrement réglementée (durée maximum autorisée,présence d’un médecin), ce qui n’était pas le cas pour les autres juridictions, même si aux yeux de nos contemporains cela n’excuse rien, c’était pourtant un immense progrès à l’époque.
Bref, sans méconnaître les erreurs inhérentes à la condition humaine, il y a des actions des justices « officielles » d’aujourd’hui ou d’une époque récente, dans bien des pays du monde, qui sont infiniment plus condamnables que celle de l’Inquisition.
D’excellents ouvrages d’historiens faisant un travail d’historiens et pas de romanciers ou d’idéologues au service d’une cause ou d’une autre, existent sur le sujet, malheureusement par forcément diffusés en français. C’est déjà une information!
Ce député juif extrémiste, non seulement dit de véritables stupidités historiques sur l’inquisition et « ses millions de morts juifs »…. qui n’ont jamais existé que dans ses fantasmes… mais encore semble oublier surtout la participation concrète et effective des juifs (c-à-d : de SON pays) à la création ex-nihilo du mouvement terroriste Hamas qui massacre juifs et chrétiens … en particulier de son pays…
Une petite coalition ultraminoritaire violente et méprisante nous montre ce qu’a subi le Christ d’une petite minorité du temple: désir de s’en emparer puis procès inique moqueries crachats ainsi cela rend le nouveau testament plus concret
je n’ai pas lu que la bible ait été envoyé à ce député, il y a aussi des chrétiens en Israël, elle à pu être saisi, il devrait se calmer car ils savent tous se plaindre d’antisémitisme, qu’il ne fasse pas pour les autres ce qui ne veulent pas qu’on leur fasse, sûrement un israéliens aux frisettes.
Si, cette Bible a été envoyée à ce député comme à tous les membres de la Knesset. Relisez l’article…