Des slogans antijuifs taggués samedi dernier sur la façade du temple de l’Église réformée de France à Blois (Loir-et-Cher). Signés « Omar ». Est-ce toujours de « l’incivilité » ? D.H.
On ne peut pas laisser faire ça […] C’est une atteinte intolérable aux hommes et femmes qui se réunissent à l’Église réformée pour le culte […] Nous sommes attristés, touchés et marqués par cette violence gratuite, sans aucune considération pour les personnes visées […] Nous ne pouvons tolérer cette violence et passer l’éponge […] Mon rôle n’est pas de dénoncer un coupable, mais ce climat de violence qui porte atteinte à la dignité humaine et porte préjudice à la République.
Encore en proie à une vive émotion deux jours après la découverte de la profanation de son église de la rue des Minimes à Blois, le pasteur Andras Kutasi explique qu’il était absent, samedi après-midi, lorsque « Jewish », « Sale juifs », deux croix gammées à l’envers et « Omar », ont été tagués sur le mur de son église. Après constatation, la police lui a demandé de ne toucher à rien avant le passage des techniciens en identification criminelle. Une souffrance pour le pasteur.
« Dimanche matin, tous ceux qui sont venus au culte ont vu ces inscriptions. Certains étaient terrifiés, tétanisés. Et moi, j’étais très, très affecté, malgré ma volonté, de ne pas pouvoir les protéger de ces images […]. C’est un lieu de passage, les enfants sont omniprésents dans notre rue… Le soir, je ne pouvais plus attendre, j’ai tout effacé… » Il poursuit : « Ces inscriptions racistes, xénophobes, antisémites et ces croix gammées… ce n’est pas seulement prohibé… il ne faut jamais les accepter. »
Après avoir été reçu par le préfet lundi, le pasteur se réjouit « de la présence de cette haute autorité de l’État lors de notre prochain culte » et invite « chaque homme et femme de bonne volonté à manifester sa solidarité (comme seule l’a fait, dès dimanche, l’Église catholique) et à rompre le silence de l’indifférence » en venant également, ce dimanche, à 10 h 30, au temple de la rue des Minimes à Blois. « Que tout homme, toute association, toute religion, montre sa solidarité en n’acceptant, et en venant également. » Et de conclure, après deux nuits sans sommeil : « On ne peut pas gérer par le silence et le camouflage. »
Source : La Nouvelle République (18 septembre)


Nous ne pourrons pas toujours tendre l’autre joue !…..
Pourtant nombreuses en France, les églises catholiques ne suffisent plus aux vandales christianophobes, non plus que les croix des calvaires et des cimetières communaux…
ils poussent le vice jusqu’à débusquer les temples protestants pour traumatiser une minorité si discrète en France depuis quelques siècles qu’elle semble surprise d’être à son tour ciblée.
Pauvre pasteur! nos abbés et évêques devraient lui donner le nom des euphorisants qui les aident à minorer ou oublier les insultes et dégradations pour mieux ressasser les passages des Evangiles où l’on aime, l’on pardonne, l’on plaint les agresseurs …
Courage à nos Frères protestant, mais eux aussi doivent savoir que nous sommes dans une société socialo-communarde et que comme tous Chrétiens ils ne seront pas épargnés par le nettoyage religieux Chrétien qui se prépare.
La grande force de demain en Europe, l’islam!
Ces insultes traumatisent certains mais risquent aussi de faire naitre la colère la haine et le rejet des responsables dont on ne dit pas le nom mais qui sont présentis