Violence contre les chrétiens : la hiérarchie catholique du Pakistan hausse le ton

Comme l’écrit l’Agence Fides, c’est en effet assez « virulent »…

« Le gouvernement et la police sont responsables de la violence à l’encontre des chrétiens » : c’est ce qu’affirme, dans une déclaration virulente, la Commission Justice et Paix des évêques pakistanais, intervenant après la grave attaque perpétrée contre la Joseph Colony de Lahore et dans le cadre de laquelle 178 maisons de chrétiens ont été incendiées. Dans un communiqué envoyé à l’Agence Fides, la Commission exhorte le gouvernement du Punjab « à adopter des mesures à long terme afin de contrôler les abus de la loi sur le blasphème ».
Le Père Emmanuel Yousaf, directeur de la Commission, et Peter Jacob, directeur exécutif, indiquent que « la police et l’administration (sont) les principaux responsables de la situation qui a permis une tragédie au cœur de la ville ». Le gouvernement provincial est responsable – selon les affirmations – dans la mesure où « il a ignoré la situation des minorités et l’intolérance religieuse croissante fomentée par des groupes extrémistes ». En outre, « il n’a pas prêté attention aux recommandations formulées par l’enquête judiciaire conduite après les faits de Gojra en 2009, lorsque six chrétiens furent brûlés vifs et que 140 maisons de fidèles incendiées ». Si les gouvernements provinciaux et fédéraux « avaient introduit des garanties juridiques et des réformes administratives, la tragédie de samedi aurait pu être évitée » poursuit le texte. Le communiqué invoque « une enquête impartiale et crédible », « la punition des coupables » et « un dédommagement équitable pour les quelques 200 familles concernées ».
La Commission note en outre « l’enregistrement d’un faux cas de blasphème au détriment du chrétien Sawan Masih ». Elle demande par conséquent que la plainte pour blasphème déposée contre l’innocent soit immédiatement révoquée et que le jeune soit remis en liberté. Les abus de recours à la loi sur le blasphème sont répandus au Punjab, représentant près de 80 % des cas signalés dans la province. Le communiqué invite le gouvernement du Punjab « à relever le défi d’une réforme juridique et administrative afin d’éviter les abus dans les cas de blasphème ».

Source : Agence Fides

A propos de l'auteur  ⁄ Daniel Hamiche

9 Commentaires

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    gaudet
    12 mars 2013

    je tiens ici à féliciter et encourager la hiérarchie catholique du Pakistan, en raison de la réaction juste et vigoureuse, que celle ci à exprimée , à l’encontre d’un gouvernement et de responsables policiers, évidemment complice du terrible génocide des populations chrétiennes.

    Pendant que nos évêques, en application funeste du dialogue inter religieux, multiplient les assauts de complaisance coupable à l’égard d’un islam éminemment criminel, il est réconfortant de signaler l’existence de catholiques lucides, sachant parler d’une voix forte, et donc dénoncer la réalité tellement abominable !

    Ainsi donc le jour ou ces valeureux chrétiens pakistanais , en raison de leur détermination et de leur courage, seront finalement et légalement assassinés, le statut de martyrs de la foi, pourra sans difficulté leur être reconnu!

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    Lily W.
    12 mars 2013

    Il semble que le mensonge soit l’arme favorite des islamistes « radicaux » pour parler « autruche ».
    Près de 80 % de cas « d’abus de recours » à la loi sur le blasphème… Ça laisse songeur.
    Oui, il était temps.

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    BAYLE
    12 mars 2013

    Enfin une hiérarchie Catholique réagit face aux atrocités perpétués aux Catholiques. Il faudrait que ce type de réaction se généralise dans tous les pays du monde, y compris en France. Marre de voir notre religion trainée dans la boue sans qu’aucun « chefs de notre
    église réagissent ».
    Voilà un travail pour notre nouveau PAPE !

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      Jean-M
      12 mars 2013

      On verra mais priez car on dit bien que celui qui a la cote est un partisan du dialogue avec l’islam…Ce qui ne laisse en rien préjuger de son action…

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    Solis cultor
    12 mars 2013

    Le mystère de la personne humaine ne se réduit pas à ses actes. C’est sur ce distinguo fondamental que repose, me semble-t-il, notre foi en l’amour miséricordieux du Dieu un et trine, pour nous-mêmes et pour les autres. Discerner le mal et le dénoncer ne légitime certes point la haine à l’égard de ceux qui le commettent. Mais c’est un devoir, et d’autant plus pressant quand le mal fait souffrir le prochain. Loués soient les évêques pakistanais de l’avoir compris ! Mutatis mutandis (nos ennemis, dans notre France agressivement laïcarde, n’en sont point encore à brûler nos maisons), nos évêques seraient bien inspirés (en l’occurrence par l’Esprit Saint) de hausser le ton, avec force et courage, face aux vexations, blasphèmes et insultes qui montent, qui montent…

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    Alexandra
    12 mars 2013

    Peut-être pourrions nous organiser un boycott des produits (textile) pakistanais ?

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      Joseph
      14 mars 2013

      Très bonne idée!
      Et pourquoi pas le pérole saoudien?

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    C.B.
    13 mars 2013

    Peut-être serait-il bon de faire suivre cet article et les commentaires au diocèse de Poitiers, qui fait montre d’une complaisance un peu outrancière vis-à-vis de la journée portes ouvertes de la mosquée de cette ville. En susurrant par exemple qu’il serait agréable aux catholiques de constater une réciprocité de la part de leurs « frères » musulmans, si ceux-ci pouvaient agir de manière publique et efficace pour condamner ce traitement inique au Pakistan.

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    Melmiesse
    13 mars 2013

    Cette loi sur le blasphème fabrique des paranoïaques, comme l’étaient les communistes de Staline ou de Mao. La décentralisation de la justice favorise les abus

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