Un film blasphématoire primé au Festival de Venise !

Sous le titre « L’outrage de Venise et le crucifix de Vienne », un article bien senti du professeur Roberto de Mattei dans la dernière livraison de Correspondance Européenne (édition française, n° 256, 20 septembre 2012). D.H.

« Il est bien difficile d’imaginer un attentat contre la foi chrétienne plus blasphématoire et provocateur que celui mis en scène au Festival de Venise le 31 août, lors de la projection du film Paradise Faith (La foi du Paradis), de Ulrich Seidl. Ce film atteint son point culminant lors d’une séquence dans laquelle l’héroïne, l’actrice Maria Hoffstatter, se consacre à l’auto-érotisme en utilisant un crucifix en guise d’outil. Il est inutile d’entrer dans les détails, ignobles, mais il faut néanmoins rappeler que pour un chrétien il n’y a pas de symbole plus sacré que le crucifix, qui représente Jésus-Christ, Dieu fait homme, mort sur la croix pour délivrer les hommes de leurs péchés. La foi chrétienne toute entière se résume dans la prédication du Christ crucifié.

Le scandale de Venise n’est pas un cas isolé dès lors qu’il s’inscrit dans un cadre de christianophobie de plus en plus inquiétant. La pièce de théâtre de Romeo Castellucci Sur le concept du Visage de Dieu, mise en scène à Milan en janvier, n’est que le premier de nombreux épisodes qui ont eu lieu tout au long de l’année. Toutefois, le Festival du Film de Venise est bien plus retentissant: il s’agit d’une véritable vitrine internationale, où se sont précipités les journalistes du monde entier pour révéler, sans aucune honte, les contenus du film blasphématoire, qui a entre autre reçu un prix spécial du jury.

Le Saint-Siège est intervenu le 12 septembre avec une déclaration très ferme: « Le profond respect des croyances, des textes, des grands personnages et des symboles des différentes religions est la condition essentielle pour la coexistence pacifique des peuples ». C’est le Père Federico Lombardi, porte-parole du Bureau de Presse du Vatican, qui l’a déclaré. Mais cet appel ne concerne malheureusement pas le cas blasphématoire de Venise, mais un autre film produit en Amérique, L’Innocence de musulmans, qui est considéré à l’origine des manifestations violentes qui ont eu lieu en Libye et dans les autres pays arabes.

« Les conséquences très graves des insultes et des provocations injustifiées envers la sensibilité des croyants musulmans – a écrit dans une note le Père Lombardi – sont une fois de plus, dans ces jours-ci, bien évidentes, pour les réactions qu’elles suscitent, parfois même avec des résultats dramatiques, qui à leur tour aggravent la tension et la haine, en déclenchant une violence absolument inacceptable ». Ce qui s’est passé en Libye ne serait pas le résultat d’une planification prévue depuis des mois par Al-Qaïda contre l’Occident, mais plutôt la conséquence inévitable des «insultes et des provocations injustifiées envers la sensibilité des croyants musulmans». Mais pourquoi est-ce que les insultes et les provocations envers la sensibilité des croyants catholiques, comme celles du Festival de Venise, ne sont pas considérées «injustifiables»? Est-ce seulement parce qu’elles ne causent de conséquences, ni graves, ni modestes?

Très peu de personnes ont rappelé que ce qui s’est passé dans la ville de Benghazi n’est pas la conséquence de l’inutile film anti-Mahomet, mais plutôt de la politique franco-américaine qui a cédé le Moyen-Orient à l’Islam qui, par le biais de la justice réparatrice, a eu comme moment crucial celui du soutien apporté par l’OTAN aux fondamentalistes de Benghazi contre Kadhafi. Et si le monde entier a protesté contre le film anti-islamique, qui pour l’instant est semi-clandestin et probablement ne sera jamais diffusé, personne n’a protesté contre le film anti-catholique, qui a été projeté publiquement et est destiné à une grande distribution, sans que personne ne s’oppose.

Ceci est le vrai problème d’aujourd’hui. Il n’y a pas seulement la persécution des chrétiens en terre islamique, il y a aussi la christianophobie en Occident. Mais par-dessus tout il y a la faiblesse et la complicité de l’Occident face à cette christianophobie. L’automutilation des milieux ecclésiastiques fait aussi, malheureusement, partie de ce système de complicité.

Le bienheureux Marc d’Aviano sur les collines du Kahlenberg, avec vue sur Vienne, brandissait le crucifix comme un objet de lutte et de victoire, pour pousser les combattants chrétiens à libérer la ville occupée par les musulmans. Aujourd’hui, le crucifix n’est plus qu’un instrument de plaisir sordide pour une société hédoniste qui se détruit en se remettant à l’Islam. »

Source : Correspondance Européenne

A propos de l'auteur  ⁄ Daniel Hamiche

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12 Commentaires

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    Thierry
    23 septembre 2012

    Toutes ces abominations envers le Christ et ses fidèles ne resteront pas impunies, la Justice Divine interviendra tôt ou tard, Dieu est patient mais il agira.
    Je condamne fermement toute cette christianophobie et ses complices de tout bord.

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    L'indigné
    23 septembre 2012

    « La liberté artistique a toujours été liée à cet esprit de rébellion contre l’ordre établi, ça peut être l’ordre politique, mais aussi l’ordre religieux. Tout grand pays qui aspire à rejoindre le camp de la démocratie se doit de protéger la liberté des artistes même quand elle dérange les autorités en place » (propos de Mme le ministre de la Culture au moment de l’affaire des « Pussy Riot »).
    Le « bobo » en général est un fervent admirateur des sous-produits culturels obtenus à partir d’un dessuintage de la création artistique.

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    23 septembre 2012

    N’ayant pas de talent, ces gens font dans la médiocrité, c’est juste à leur niveau !

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    Luciano Prinzivalli
    24 septembre 2012

    Nous avons besoin avec urgence d’un nouveau Marco d’Aviano pour réveiller les croyants dormants et silencieux.

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    JEAN PN
    24 septembre 2012

    Thierry dit:  » Toutes ces abominations envers le Christ et ses fidèles ne resteront pas impunies, la Justice Divine interviendra tôt ou tard, Dieu est patient mais il agira « .
    Moi, je demande, qu’est-il fait pour les terriens qui n’ont qu’une durée de vie limitée, en attendant la Justice Divine,

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    Poisson
    24 septembre 2012

    Je crains fort qu’un jour l’on doive payer très cher toutes ces horreurs !!

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    24 septembre 2012

    Il n’y a aucune de compassion à attendre pour le Christ et ses vrais fidèles, de la part d’une église catholique dirigée par un pape vendu à la Bête du mondialisme.

    Depuis l’assassinat de Jean-Paul premier, la papauté a renié le Christ et si ce dernier revenait aujourd’hui, ce serait les bancs des marchands du temple de Rome qu’il renverserait.
    chayR.

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    Michèle
    24 septembre 2012

    Dies irae dies illa…Jour de colère que ce jour-là, qui réduira le monde en cendres..Ce jour pourrait être proche, mais le bobo barbare, ilote inculte et obscène, impie abruti mais cupide et malfaisant, blasphémateur ivre d’orgueil, n’est sans doute plus capable de lire et de méditer ces lignes.

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    Exupery
    24 septembre 2012

    NON, il s’agit là, de bien plus que de « sous-produits culturels », ou encore de simple « médiocrité ».
    Ces approches lénifiantes relèvent du déni de réalité devant la guerre, sans précédent (car elle n’est pas que le fait que de leaders pervertis) qui est faite au christianisme en général, et au catholicisme en particulier.
    Pardonner à ses ennemis, n’est pas nier leur existence. Et tendre l’autre joue n’exclut pas de demander raison au nom de la justice: « Pourquoi me frappes-tu? »
    Se taire, par peur de passer pour « réac », c’est être partiellement complice.

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    24 septembre 2012

    Les chrétiens ne compte pas pour les dignitaires de l’Eglise, il n’y a que les musulmans! Les judas sont de plus en plus nombreux parmi les gens d’église.

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    Melmiesse
    24 septembre 2012

    Le Saint Siège demande la coexistence pacifique à des gens que Jésus Christ nommerait « des sépulcres blanchis » la « nouvelle évangélisation » doit être un peu plus musclée sinon c’est un pétard mouillé

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    Arthur Sauvé
    25 septembre 2012

    La liberté artistique doit être limitée et sanctionnée, surtout lorsqu’elle touche au caractère sacré d’une religion. Cependant lorsqu’une personne ou un artiste ne dit que la vérité, ou ne rapporte fidèlement que ce qui est écrit dans les livres, en mettant son accent,il ne peut à ce moment y avoir de la diffamation.

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