« Pour les musulmans au Soudan, l’esclavage c’est normal »


Antonio Aurelio Fernandez - copie

C’est le Père Antonio Aurelio Fernandez, prêtre Trinitaire et président de Solidarité internationale trinitaire, qui l’a déclaré à Charlotte d’Ornellas, dans un entretien qu’il lui a accordé pour Boulevard Voltaire. J’ai déjà mentionné ici le rôle très particulier de ce prêtre, qui consiste à racheter des enfants esclaves chrétiens aux musulmans. Beaucoup de choses à apprendre dans ce court entretien…

Source : Boulevard Voltaire, 12 février

5commentaires
  1. Gérard P.

    13 février 2016 à 19 h 29 min

    La religion d’Amour de Tolérance et de Paix, pratique aussi l’esclavage ? Très varié leur machin!
    Avec l’alliénatio de l’homme pare l’homme des maxites+La domination de l’homme par l’homme de l’islam!
    Donne du ssang et des larmes et des armes pour nous déffendre hardiment et sans scrupules. VIVE la Liberté et au diable avec cette mafia qui n’est que nuisible avec horreur!

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  2. Abel

    13 février 2016 à 23 h 12 min

    [modéré]

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    • Daniel Hamiche

      14 février 2016 à 5 h 50 min

      @Abel

      Votre commentaire consistant en une généralisation d’une attitude particulière encore que condamnable sans réserve, a été “modéré”.

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  3. Gilberte

    14 février 2016 à 19 h 26 min

    l’esclavage est une pratique très ancienne, et il est difficile de réformer ces mœurs. Quelques recherches historiques permettent de retrouver dans le passé les pratiques d’extermination qui sont aujourd’hui celles de Daesh, de Boko Haram et des islamistes en Libye, Yemen et Somalie. En voici quatre extraits, à comparer aux déclarations politiques sur l’esclavage atlantique, lesquelles occultent la traite saharienne et la responsabilité des potentats africains et des islamistes.
    1. LES INCURSIONS MUSULMANES DU 8ème AU 19ème SIÈCLE (M. Faivre, revue internationale d’histoire militaire n°90 – 2012)
    La traite saharienne, du 7° au 19° siècle
    La disparition d’otages pendant la guerre d’Algérie n’est pas une innovation des insurgés du FLN. Elle a été précédée d’une pratique séculaire des enlèvements et de l’esclavage, lequel est règlementé par le Coran. Cette tradition remonte au tribut imposé au roi de Nubie en 652 par le général Abdallah ben Saïd, d’avoir à livrer chaque année 360 esclaves originaires du Darfour. A côté de ce mode de « contrainte diplomatique », les autres moyens de recrutement sont la conquête, l’achat et la reproduction. Le transfert des esclaves se poursuit du 8ème au 18ème siècle par le Sahara ; il concerne des millions de Noirs considérés comme des sous-hommes, réduits au stade animal selon l’observation d’Ibn Khaldoun. Ils sont capturés en général avec la complicité des potentats africains du Mali et du Songhay, du Bénin, des Ashantis (Ghana), et des Etats Haoussa (Bornou, Kanem ).
    A la fin du 10ème siècle, les Zirides de Tunisie, qui contrôlent le Fezzan, ont une garde noire de 20.000 hommes, le Ghana conquis en 1076 procure une ressource d’esclaves aux Almoravides, l’arabisation de la Mauritanie au 15ème siècle favorise la traite, le sultan du Maroc conquiert Tombouctou et Gao et dispose au 17ème siècle d’une armée de 150.000 mercenaires. Plus tard, l’émir Abd el Kader est protégé par une garde de cavaliers noirs.
    L’Américain R.A. Austen a proposé en 1979 le bilan suivant de la traite saharienne :
    Années
    550-800 : 150.000
    800-900 : 300.000
    900-1100 : 1.740.000
    1100-1400 : 1.650.000
    1400-1500 : 430.000
    1500-1600 : 550.000
    1600-1700 : 710.000
    Total : 5.530.000
    Cette évaluation correspond à environ 40% de la traite musulmane (12 à 14 millions en dix siècles), mais ne fait pas le partage entre les régions destinataires. Il est probable qu’au moins les deux tiers passent par l’Egypte et la Libye, pays exportateurs. Au 18éme siècle, le Maroc reçoit 8.000 esclaves par an, et sans doute 4.000 au 19ème siècle ; Algérie et Tunisie sont alors un peu à l’écart du trafic, elles ne comptent respectivement que 18.000 et 30.000 esclaves noirs vers 1850.
    En direction de l’Afrique du Nord, plusieurs routes sont établies à partir du Niger. La traversée du désert dure 2 à 3 mois, dans des conditions inhumaines ; la maladie ou la pénurie d’eau entraîne l’abandon des captifs. Des marchands ambulants appelés Djellabas, installés à Ghadamès ou dans le Touat disposent d’antennes à Gao ou à Kano, qui livrent aux dirigeants du Maroc, d’Alger et de Tunis des esclaves-soldats, des porteurs, des ouvriers agricoles ou miniers, des domestiques, des mulâtresses et des eunuques pour les harems. On sait que la castration des eunuques, interdite par le Coran, était pratiquée dans les oasis du sud et se traduisait, selon certaines sources, par la mort de 80 % des enfants capturés. La vente des captifs est pratiquée ensuite sur les marchés de Marrakech, Médéa, Biskra, et Kairouan. Le tarif moyen est de 12 esclaves ou un eunuque pour un cheval.
    A ce trafic méridional, il faut ajouter les luttes tribales qui en Algérie se traduisent par des enlèvements de femmes et d’enfants ; Bugeaud n’est pas en effet l’inventeur des razzias, mais il exige parfois la livraison d’otages pour garantir la soumission d’une tribu.

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