Creuse : vol d’une statue de la Vierge dans un oratoire à Champagnat


C’est une bien curieuse affaire qui est survenue, ce mois-ci, dans la commune de Champagnat en Creuse. On a découvert, le 7 mars dernier, que la statue de la Vierge Marie, logée depuis 1953, dans un oratoire sur le bord d’une route avait été volée, une fois forcé le cadenas qui fermait la grille de protection de cet oratoire. Brigitte Ratinet, propriétaire de cet oratoire, a expliqué que c’est sa grand-mère qui avait fait fabriquer à Lyon, en 1953, cette statue de la Vierge de bonne taille : près d’un mètre de haut. La propriétaire a porté plainte auprès de la gendarmerie d’Auzances le 8 mars. Ce n’est pas tant le vol qui est curieux : les actes de vol ou de vandalisme contre des oratoires, des croix de carrefours et autres lieux de piété privés, ne sont pas rares en France. Ce qui l’est, par contre, c’est le message que le ou les voleurs ont laissé, bien visible, dans l’oratoire pour justifier cet “emprunt”. En voici le texte complet selon le journal La Montagne :

« Chères amies, chers amis, en cette belle nuit étoilée qui précède la journée internationale des luttes des femmes, j’ai ressenti le besoin de me retirer un temps pour méditer sur l’état du féminin sacré dans le monde. Vous paraît-il juste que moi, Marie, qui en suis tout de même la représentante, je me retrouve derrière des grilles avec pour seule compagnie des fleurs en plastique et de la peinture décrépie qui me tombe dessus ? Moi qui aime tant la nature et la liberté ! Mes amis, mes amies, tout ceci n’est pas anodin. Il est grand temps que toutes et tous sortions de la léthargie, que tous et toutes nous commencions à prendre soin de cette petite lueur féminine à l’intérieur de nous, pleine de force et de douceur. Mes amies, mes amis, le monde a grand besoin de tendresse… Soyez rassurés, je reviens bientôt… Je vous aime, Marie ».

Ce vol s’inscrit donc dans le contexte de la “Journée internationale de femmes”, ou plus exactement « des luttes des femmes » selon le texte de la “pétition”. L’acte n’est donc pas aussi anodin qu’il y paraît où que certains le pensent sur place, puisqu’il entend explicitement “enrégimenter”, en quelque sorte, la Vierge Marie dans des combats “féministes” qui prennent trop souvent des aspects anticatholiques très marqués contre, notamment, une Église jugée “machiste” ou “patriarcale” et pour l’avortement des enfants à naître, attitudes qui ne relèvent pas, à première vue, d’un appel sincère et sain à un « grand besoin de tendresse ». J’espère ne pas être trop sévère dans mon commentaire sur cet incident qui provoque quand même chez moi un certain malaise… Reste qu’un vol est un vol et, en l’occurrence, qu’il s’est accompagné d’un acte de vandalisme.

Sources : La Montagne, 12 mars ; France Bleu, 13 mars (merci P. C. pour ce signalement).

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