Deux pasteurs presbytériens arrêtés au Soudan du Sud


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Une information d’hier de l’Agence Fides doublement incompréhensible. Jusqu’à preuve du contraire les deux pasteurs interpellés au Soudan du Sud depuis près de trois semaines, l’ont été sans justification : on peut estimer qu’il s’agit là d’arrestations arbitraires. En outre, on pensait que la création du Soudan du Sud constituait un refuge pour les chrétiens soudanais du Nord persécutés par les musulmans. Se serait-on trompé ?

Le pasteur Idris Nalos Kida

Deux pasteurs de l’église presbytérienne ont été placés en détention depuis le 19 mai par les autorités du Soudan du Sud qui leur nient tout contact avec leurs familles et leurs avocats.
C’est ce que dénonce Amnesty International qui craint même que les deux hommes, le pasteur Idris Nalos Kida et le pasteur stagiaire David Gayin [des Reach Out Ministries], aient été soumis à des sévices et à des tortures.
La note de l’ONG cite le témoignage d’un certain nombre de témoins selon lesquels le 19 mai à 20 h, la police est entrée de force dans la maison du pasteur Kida, tirant quelques coups de feu en l’air. Le pasteur aurait été battu avant d’être arrêté. Les agents de police ont séquestré dans son habitation des téléphones portables, un ordinateur et des documents.
Quelques heures plus tard, à 22 h, la police a enfoncé la porte du pasteur Gayin, le plaçant en état d’arrestation.
On ne sait sur quelles bases les deux pasteurs ont été arrêtés pas plus que le lieu où ils sont détenus. La Constitution provisoire du Soudan du Sud interdit de détenir une personne pendant plus de 24 heures sans l’autorisation d’un tribunal.
L’arrestation et le placement en détention des deux pasteurs sont donc totalement illégaux, affirme Amnesty International, qui demande aux autorités de Juba soit de présenter une accusation formelle à leur encontre soit de les remettre immédiatement en liberté.
L’église presbytérienne constitue la troisième communauté religieuse au Soudan du Sud. Depuis longtemps, les forces de sécurité du Soudan du Sud sont accusées de se livrer à des arrestations arbitraires de journalistes, d’activistes civils et d’opposants politiques.

Source : Agence Fides

Un commentaire
  1. C.B.

    9 juin 2013 à 11 h 35 min

    Ben si même Amnesty International s’en émeut, c’est que c’est du lourd!

    Répondre

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