Lycéennes de Chibok : le Nigéria a-t-il repoussé une offre britannique de les libérer ?


Ce sont des accusations graves que le quotidien britannique The Guardian porte contre l’ancien gouvernement de Goodluck Jonathan. Sont-elles vraies ou fausses ? Comment le savoir… mais elles méritent d’être signalées.

[…] Selon le média britannique The Guardian, le président de l’époque, Goodluck Jonathan, avait refusé l’aide de l’armée britannique qui avait alors repéré la position des otages quelques jours après leur enlèvement [dans la nuit du 14 au 15 avril 2014] grâce à des photos satellites. «Les filles avaient été localisées dans les premières semaines grâce à une mission de l’aviation britannique. Nous avons proposé d’intervenir pour les libérer, mais le gouvernement nigérian a décliné», a indiqué une source militaire à The Guardian. « Les services secrets et militaires nigérians doivent régler ce problème », avait déclaré le président Goodluck Jonathan lors d’un entretien avec le ministre britannique chargé des affaires africaines de l’époque, toujours selon The Guardian. Après cette demande d’aide rejetée, Boko Haram a séparé les lycéennes qui ont été emmenées dans différents camps ou villages du groupe terroriste. Le Nigéria a perdu leur trace après avoir refusé toute aide dans cette affaire. Le site d’information nigérian The Cable rapporte cependant que Goodluck Jonathan, battu lors de la dernière élection présidentielle par Muhammadu Buhari, a nié avoir repoussé une quelconque aide britannique dans ce dossier. Jonathan avait été sévèrement critiqué par l’opinion publique et les médias pour sa gestion calamiteuse de la libération des otages de Chibok. Un boulet qui avait largement profité à son rival Buhari lors du scrutin présidentiel.

Source : Slate Afrique, 6 mars

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Signaler un acte Christianophobe

* champs obligatoires

Translate »

S'abonner à notre Lettre d'Actualité gratuitement

Abonnez-vous à notre lettre et rejoignez nos 3368 abonnés.

 

Nous suivre sur les Réseaux Sociaux

Accès page Facebook
Accès au Twitter