Lyon : profanations en vue…


Hier, 176 pièces d’orfèvrerie religieuse ont été vendues à l’encan – pardon, aux enchères… – à Lyon. Cela aurait rapporté 62 000 €, une somme qui devrait permettre de restaurer la chapelle de l’Hôtel-Dieu. Quel sera l’usage de ces objets – parmi lesquels des reliquaires… – par ceux qui les ont acquis ? On l’ignore, mais on peut craindre que certains seront au sens propre profanés. Et l’on comprend les réserves du diocèse de Lyon sur cette vente…

(Merci à J.-Y. L. pour ce signalement)

Source : Le Progrès

12commentaires
  1. Hélène

    27 juin 2013 à 19 h 25 min

    Encore une ânerie ( pardon pour les ânes c’est injuste à leur égard).
    On va permettre ça, puis découvrir fortuitement que l’un ou l’autre de ces objets aura été utilisé de manière indécente et alors on s’offusquera. Nous sommes ridicules. Il faut un peu de bon sens, de réflexion etc.. Et de préférence AVANT que les erreurs soient commises.
    Quel a été le décideur dans ce cas? Au moins qu’on ait un nom à conspuer!

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  2. Raphaël M.

    27 juin 2013 à 23 h 14 min

    L’article ne précise pas à qui appartenaient ces objets, à la ville, l’État ?
    Ni comment il/elle en a eu possession.
    Si cela faisait suite aux confiscations républicaines, il serait temps que les objets sacrés et les reliquaires (vides ou pleins comme il y en a dans certains musées) soient restitués au même titre que les têtes Maoris

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  3. Michel

    28 juin 2013 à 8 h 54 min

    Le recyclage des objets religieux (j’utilise ce terme à dessein) présente toujours un grave problème. Un ciboire dans une vitrine de musée n’est plus un ciboire, c’est un objet du passé, même si un cartel indique “ciboire du 19ème siècle, etc.” Tout simplement parce que l’explication complète manque : objet liturgique utilisé pour….Un ciboire dans la bibliothèque d’un collectionneur est un détournement inadmissible.
    J’ai constaté que trop souvent les catholiques ignorent ce qu’est l’art sacré et l’art religieux, il manque des notions d’histoire de l’orfèvrerie et de la paramentique, ce qui renforce la banalisation des objets liturgiques, et les confusions entre les formes ordinaires et extraordinaires (les objets liturgiques ont été pensés pour la forme extraordinaire).

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  4. Lilian de podium

    28 juin 2013 à 9 h 27 min

    Si certains édifices peuvent appartenir à l’état, il n’en est rien des objets de cultes, ou de décoration souvent en or ou en argent, offerts aux paroisses par de généreux donateurs; Donc je ne sais qui a donné ces objets à vendre mais ils appartiennent à l’église et aux chrétiens…, et non à d’autres fusse un président, un maire ou même un évêque…

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    • theofrede

      28 juin 2013 à 10 h 32 min

      les objets du culte antérieurs à la loi de séparation des églises et de l’état appartiennent à l’état ou aux communes au même titre que les édifices; c’est dans ce but qu’ont été faits les inventaires qui ont provoqué la mort de quatre fidèles : deux dans le Nord et deux en Haute-Loire

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  5. Henri

    28 juin 2013 à 10 h 19 min

    A-t-on le droit de laisser vendre un reliquaire ?

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    • theofrede

      1 juillet 2013 à 19 h 54 min

      et pourquoi n’en aurait-on pas le droit ?
      votre question relève-t-elle du droit civil ou du droit canon, ou simplement de la conscience des fidèles, dont le droit se fiche éperdument ?

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  6. Elisabeth

    28 juin 2013 à 11 h 37 min

    je croyais moi aussi que le mobilier (dont les vases sacrés) appartenait au batiment, qui lui-meme appartient a la commune. Y a-t-il une circulaire préfectorale autorisant les maires a vendre ces objets? Si c´est le cas, une telle circulaire est-elle légale?

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    • theofrede

      1 juillet 2013 à 19 h 50 min

      le préfet n’a pas à s’ingérer par une circulaire dans la gestion qu’une commune fait de son patrimoine; il peut seulement s’y opposer si cette gestion comporte des cotés contraires à la loi, ou met l’équilibre financier de la commune en danger; la gestion d’une commune appartient à son conseil municipal

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  7. jacky.a

    28 juin 2013 à 13 h 05 min

    “rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”
    Nous savons très bien que l’État Républicain a spolié Église en 1789, en 1905 et aujourd’hui.
    L’Église Catholique n’a qu’une Cathédrale en France…celle d’Évry.
    et sur cette édifice l’état semble avoir mis sa griffe:
    “une interrogation sur la ressemblance du monument avec un temple maçonnique par sa forme en colonne tronquée et la présence d’un triangle pour le toit rappelant l’équerre maçonnique. Ces deux symboles étant justifiés par l’architecte comme la volonté de donner un mouvement à l’édifice et le symbolisme de la Sainte-Trinité…!!!”
    Chrétiens ils vous restent les catacombes!
    Plus le temps avance…plus l’esprit chouans se précise…

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  8. gilles

    28 juin 2013 à 15 h 43 min

    A qui appartenaient légalement ces objets religieux?
    Est-il permis de vendre ainsi des vases sacrés,chandeliers,reliquaires même s’ils n’appartiennent pas au diocèse?
    Le cas échéant sous quelles conditions?

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    • theofrede

      28 juin 2013 à 21 h 42 min

      surtout s’ils n’appartiennent pas au diocèse (en fait, le diocèse n’a aucune existence légale, l’Eglise a réglé le problème en créant des associations 1901)
      tout ce qui appartenait à l’Eglise avant la séparation de l’Eglise et de l’Etat a été confisqué par celui-ci et appartient à l’Etat ou à la commune

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