Profanation de la Madeleine : l’ex Femen condamnée !


L’ancienne militante Femen Éloïse Bouton a été, enfin, condamnée hier. Les sanctions pourront apparaître plutôt légères, vu la gravité de la profanation commises en l’église de la Madeleine le 20 décembre 2013, à quelques jours de Noël… Mais elles sont peut-être révélatrices d’une nouvelle attitude vis-à-vis de ce groupe soi disant “féministe” mais réellement christianophobe : le temps de la complicité et de l’impunité semble être passé…

Mercredi après-midi [17 décembre], le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex Femen Éloïse Bouton à un mois de prison avec sursis pour « exhibition sexuelle » et à payer 2 000 euros de dommages et intérêts au curé de la Madeleine ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice. La jeune femme de 31 ans, retirée depuis du mouvement « sextrémiste » pour désaccords, avait fait irruption seins nus dans l’église de la Madeleine, le 20 décembre 2013. Elle avait simulé un avortement près de l’autel en brandissant des morceaux de foie de veau sanguinolents pour figurer « le fœtus avorté de Jésus », devant une chorale sans voix venue répéter les cantiques de Noël (…) À la sortie de l’audience mercredi, Éloïse Bouton a aussitôt annoncé qu’elle interjetterait appel. Elle s’est dite « hallucinée » d’avoir été ainsi condamnée alors qu’il s’agissait d’un « acte militant féministe ». « Femen n’a jamais été condamné dans aucun autre pays pour exhibition sexuelle, même en Tunisie, même en Turquie, même en Ukraine », a-t-elle ajouté, en estimant que « c’est très grave pour la liberté d’expression » (…) Du côté des plaignants, on se satisfaisait au contraire du jugement. « C’est un juste rappel que les lieux de culte doivent être respectés en toutes circonstances, que le principe même de la laïcité implique ce respect », a réagi Me Laurent Delvolvé, l’avocat du curé de la Madeleine. En condamnant l’ex Femen à payer des dommages et intérêts au prêtre, le tribunal a également reconnu la recevabilité de sa plainte, ce qui était vivement contesté par la défense pendant tout le procès. Propriété de la ville depuis la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, le monument est seulement « affecté » au curé de la paroisse pour le culte. À ce titre, Me Michaël Ghnassia, avocat d’Éloïse Bouton, remettait en cause sa responsabilité des lieux. Or le prêtre reçoit, en qualité d’affectataire, de par la loi de 1905, le « pouvoir de police sacerdotale » pour garantir dans « son » église le libre exercice du culte, en toutes circonstances. « La condamnation à payer ces 2 000 euros est donc très importante, car elle signifie que la justice reconnaît que le préjudice subi par l’église devait être réparé », se satisfait Me Delvolvé. De son côté, le diocèse de Paris « salue cette décision de justice en ce qu’elle constitue une juste reconnaissance de la liberté religieuse, qu’elle garantit l’affectation cultuelle et condamne toute atteinte portée aux lieux de culte », a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Source : Le Figaro (17 décembre)

13commentaires
  1. Gérard P.

    18 décembre 2014 à 9 h 17 min

    Le droit d’expression pour des saloperies à l’église quoi encore?
    Le mal du siècle s’est l’ignorance et le rejet du “DIVIN” !
    La pauvre(sic) attendait la “Médalle de la Légion d’Honneur” quelle déception !
    Le comble de l’horreur s’est quoi?

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  2. Cerbère

    18 décembre 2014 à 9 h 35 min

    Attention, la Femen a décidé de faire appel du jugement.

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  3. Reine Tak

    18 décembre 2014 à 9 h 55 min

    “Le temps de la complicité et de l’impunité semble être passé” dites-vous.
    La grâce aurait-elle touché nos magistrats et notre gouvernement ? A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une tentative pour se refaire une virginité avant les prochaines élections pour ne pas s’aliéner les votes des chrétiens ?
    Quoiqu’il en soit, “l’avorteuse” fait appel et quand on voit sa photo on se dit qu’ elle a des raisons d’étaler ses seins siliconés plutôt que sa figure.

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  4. katia

    18 décembre 2014 à 14 h 16 min

    Pourquoi ne sait-elle pas présentée au Palais de Justice dans son habit d’apparat seins à l’air et à tous vents?
    Avait-elle froid ,pour avoir endossé son petit perfecto ?
    Qui va payer son avocat ,son procès en appel ?

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  5. Maysie

    18 décembre 2014 à 14 h 20 min

    Oui, le plus grave c’est le chef d’accusation : ” exhibition sexuelle dans un lieu de culte. ”
    H. Bouton conteste ce chef d’accusation. Car il la met à poils moralement !
    C’était tellement confortable de faire n’importe quoi avec le paravent d’une revendication féministe ! Mais pas de chance , le ” n’importe quoi a été démasqué ” .
    En bonne disciple de Tartuffe H. Bouton fait appel : “Cachez ce sein que vous ne sauriez voir !”

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  6. angel

    19 décembre 2014 à 8 h 33 min

    Tant mieux !!

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  7. Daniel

    19 décembre 2014 à 10 h 06 min

    Cette pauvre créature écervelée a tout de même le sens de la crainte devant les gens qui osent poser des actes d’autorité pour se faire respecter : Elle n’est pas venue dévêtue devant la Cour de justice. Donc sa guignollerie a des limites qu’elle connait très bien. Personnellement je trouve que son extérieur ressemble à son intérieur…

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  8. Maysie

    19 décembre 2014 à 10 h 35 min

    “Bis repetita placenta” comme dit si bien Charlotte Parc.
    Et pourquoi le remake ? Car l’heure est venue de faire disparaître ce chef d’accusation périmé qu’est l’exhibitionnisme dans un lieu de culte. Il n’y a plus, il ne doit plus y avoir que de la culture physique et de la gymnastique, qui, comme son nom l’indique , se pratique ” nu”
    Haut les seins!

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  9. marie

    20 décembre 2014 à 19 h 44 min

    Franchement, je trouve la punition très clémente. Un mois avec sursis pour ne pas reconnaître à la Justice le droit d’appliquer la loi, nous avons encore en mémoire des peines plus sévères attribuées pour bien moins.
    Hallucinée, moi, je l’ai été quand le jeune Nicolas Bertrand a été interpellé et immédiatement emprisonné et condamné par la tribunal correctionnel de Paris à 4 mois de prison dont deux fermes et à 1000 euros d’amende pour avoir participé à une manifestation contre le mariage gay.
    Demoiselle Bouton était hallucinée à ce moment-là aussi?

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  10. xrissi dervissi

    19 mai 2015 à 8 h 47 min

    le droit d expression aux lieux sacres pour toute la chretiente c est pas droit d expression c est un honteux manque de respect pour les chretiens de toutes confessions

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