Tawadros II demande un élargissement de la liberté religieuse constitutionnelle


Un nouveau projet de Constitution est en cours de discussion en Égypte. La Constitution provisoire rédigée après la destitution de Morsi, avait été contestée par les chrétiens (voir ici, ici et ). Un comité de 50 spécialistes présidé par Amr Moussa est chargé de la rédaction de la Charte fondamentale de l’Égypte. Le pape Tawadros II, chef de l’Église copte orthodoxe, vient de rencontrer Amr Moussa dans la cathédrale Saint-Marc du Caire, pour discuter avec lui des modifications constitutionnelles nécessaires en matière de liberté religieuse. Voici l’analyse qu’en donnait hier BlogCopte (extraits).

(…) Au centre des discussions : la requête du pape Tawadros II de garantir la protection à toutes les minorités en modifiant l’article 3 de la Constitution. Ledit article définit les types de garanties offerts aux chrétiens et aux juifs au sein d’un État musulman. L’article précédent précise que l’islam est la religion de l’État dont les principes de la charia islamique servent de base à la législation en vigueur. La Constitution égyptienne stipule également que les chrétiens et les juifs peuvent user de leurs propres principes canoniques pour régler les problèmes internes et gérer les aspects religieux de leurs communautés respectives. Dans certains domaines de la loi civile, la tradition islamique donne aux deux religions considérées comme « peuple du Livre » autorité sur leur propre communauté.

Mais aujourd’hui, le pape copte demande que la nouvelle Constitution ne limite pas ce principe aux chrétiens et aux juifs mais s’étende aux non musulmans. Si la proposition venait à être acceptée, ce serait une avancée considérable sur le chemin vers la liberté religieuse pour les deux autres grandes religions monothéistes. À l’heure actuelle, la tolérance à leur égard (exigée par le Coran) est en effet limitée.

Le fait que la Constitution égyptienne approuvée par les Frères Musulmans ne reconnaisse le statut d’aucune autre religion non musulmane autre que les chrétienne et juive, fut l’objet de lourdes critiques de la part des associations internationales des Droits de l’Homme.

Dans le cas de l’Égypte, la situation de la communauté bahaï est de loin la plus préoccupante : les adeptes de cette religion postislamique, estimés à quelques milliers, connaissent des temps particulièrement difficiles. Ils sont persécutés depuis l’époque du président Nasser et leurs enfants ne sont pas autorisés à fréquenter les écoles. Mais les choses ne sont pas non plus toutes roses pour les 3 millions de chiite vivants en Egypte. L’Article 219 de la Constitution de décembre 2012 [fabriquée par les Frères Musulmans. L’Obs] les exclut de la communauté islamique déclarant que l’islam sunnite est la seule forme légitime de l’islam (…).

Source : BlogCopte

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