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Cathédrale de Nantes : des failles de sécurité ?

23 juillet à 09:14
Commentaires (2)
  1. Avatar Florent J dit :

    Bonjour,
    Pour connaître de près les problématiques de gestion d’une cathédrale, tout cela n’est pas un scoop, l’Etat ne met pas les moyens pour protéger ses monuments. Quasiment aucune cathédrale n’est équipée de système de détection incendie global (souvent ça se limite aux combles) et certaines de grande importance n’ont rien du tout !! Beaucoup n’ont pas de système anti intrusion (ou limité aux salles du trésor). Par ailleurs, il y a quasiment tout le temps des travaux, ce qui signifie des échafaudages facilitant les intrusions, des clés qui se baladent auprès des entrepreneurs, sous-traitants, etc.
    La règle des 3 clés pour une serrure, c’est peut-être possible pour une église mais irréaliste sur une cathédrale où il y a une grande multiplicité d’intervenants : clergé, gardiens, bénévoles en charge des visites, entreprises et architecte des monuments historiques, architecte des bâtiments de France…
    La plupart du temps c’est l’architecte des bâtiments de France qui assure la charge de conservateur de la cathédrale, c’est à dire de responsable du monument. Concrètement, s’il y a une alarme qui sonne, ça arrive sur leur portable personnel 7j /7 24h/24 et c’est à eux de faire la levée de doute de jour comme de nuit. Or, le ministère de la Culture dont ils dépendent a toujours refusé de leur payer des astreintes donc beaucoup refusent de recevoir des appels le soir et le WE et coupent leur téléphone portable. C’est ainsi qu’il arrive parfois qu’ils apprennent une intrusion ou un cambriolage par la presse le lundi matin !
    Pour bien comprendre, il faut savoir que le budget des architectes des bâtiments de France, et donc de l’entretien des cathédrales a été intégré depuis 2010 à celui des DRAC (directions régionales des affaires culturelles) qui s’occupent également des spectacles vivants, des métiers du livre, du cinéma, de l’audiovisuel, du cirque… autant dire que l’entretien du patrimoine n’est pas leur priorité, ils préfèrent souvent dépenser leurs deniers dans des actions plus visibles en finançant manifestations et festivals. Ainsi,les ABF, qui n’ont plus d’autonomie budgétaire, doivent aller quémander leurs deniers auprès du DRAC qui leur alloue le strict minimum et refuse de mettre les moyens (notamment, le financement d’un contrat de télé-surveillance avec intervention d’une société en cas d’alarme).
    Bref, encore des lourdeurs bureaucratiques qui rend impossible des prises de décision fortes en la matière (seule la ministre de la Culture le pourrait en réorganisant tout ce fouillis administratif) et dilue les responsabilités entre de multiples acteurs qui se renvoient la balle…

    1. Nous vous remercions de ces excellentes précisions. Elles en disent long !

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