L’archevêque d’Alep : des musulmans ont honte de l’islam…


Voici l’essentiel d’un très bon article publié sur le site de l’ Aide à l’Église en Détresse (France).

ACN-20140721-11550Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep [et né dans cette ville en 1943] en Syrie, a confié dans un émouvant témoignage à l’AED le 21 juillet son attachement à « son peuple » et la difficile vie quotidienne des habitants d’Alep. À 70 ans, l’évêque s’attache à préparer l’avenir des chrétiens. « De nombreux musulmans hésitent désormais à se déclarer musulmans. J’ai entendu plusieurs musulmans me dire : « J’ai honte ; je ne comprends pas que l’islam soit comme ça ». Je pense donc que c’est le bon moment pour un vrai dialogue. Je dois donc prendre ma croix en main et recommencer ma mission. Même si j’ai 70 ans, j’ai l’impression d’en avoir 45. » C’est par ces mots que l’archevêque gréco-catholique d’Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart, a exprimé son attachement envers ceux qu’il appelle « son peuple », lors d’une visite à l’Aide à l’Église en Détresse le 21 juillet. « Toutes les structures et infrastructures, tout le patrimoine, toute l’industrie » ont été détruits, explique Mgr Jeanbart. « Les gens n’ont aucun moyen de vivre dans les villes. Bien sûr, à la campagne, ils sont agriculteurs et peuvent vivre – mais dans les villes… Alep a perdu 1 400 structures industrielles, c’est une grande souffrance. » Avant la guerre, il y avait environ 150 000 chrétiens, déclare l’archevêque, et Alep abritait de nombreuses églises, desservant une communauté chrétienne présente dans la ville depuis le IIIe siècle. Il reste aujourd’hui environ 100 000 chrétiens, qui luttent pour survivre, avec une inflation à 200 %. 1 400 familles reçoivent par l’Église catholique des « paniers d’urgence » alimentaires tous les jours. Et pour ceux qui sont au chômage, du notamment à la destruction des industries d’Alep,  1 400 familles bénéficient d’une aide financière: « Ce n’est pas beaucoup mais, avec l’aide de Dieu, nous espérons continuer jusqu’à ce que les pères de ces familles retrouvent du travail » explique l’évêque. Depuis le début du conflit, plus de 18 bombes ont heurté et endommagé la cathédrale et l’archevêché situé à moins de 300 m de la ligne de démarcation dans la vieille ville. L’église Saint-Michel a été frappée par deux roquettes, l’église Saint-Démétrios, située dans un quartier le long de la ligne de démarcation, a été la cible d’un certain nombre d’obus de mortier, et l’église du village de Tabaka est en ruines. « Je suis ici parce que mon peuple souffre », déclare Mgr Jean-Clément Jeanbart d’une voix brisée. « L’électricité marche mal. L’eau est aussi de mauvaise qualité. Nous avons quelques puits. Nous avons creusé trois puits dans trois différentes églises. Dans la cathédrale, nous avons rouvert un puits ancien d’une centaine d’années environ, et nous en distribuons l’eau à la population». L’Église catholique fournit également de l’aide aux familles musulmanes. « C’est un beau témoignage, et même les musulmans nous demandent d’intercéder pour eux pour qu’ils obtiennent de l’aide de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge : ils comprennent que nous sommes une référence en matière de charité et de miséricorde. » La foi de cet archevêque de 70 ans n’a pas toujours été aussi inébranlable. « Cela fait maintenant 18 ans que je suis évêque. J’ai fait tout mon possible pour aider nos fidèles à rester. Il y a deux ans, j’étais déprimé ; ça allait très mal, mais alors le Seigneur m’a aidé à voir les choses sous un autre angle, ce qui m’a permis de reprendre courage, de retrouver espoir, et de me battre contre la fuite des chrétiens. J’ai réalisé que ce qui se passait ne dépendait pas de nous. Même si les pauvres sont les seuls à rester, nous les aiderons à grandir et à être le peuple dont nous avons besoin comme témoins ». Selon l’archevêque, les avancées de l’armée gouvernementale ont créé des zones de sécurité. À Alep, de plus en plus de points de contrôle sont en train d’être supprimés. Avec un optimisme prudent, Mgr Jeanbart se tourne vers l’avenir et commence à le planifier. « Les pauvres, les ouvriers chrétiens, ne trouveront pas de travail quand la paix reviendra. Ils resteront peut-être un ou deux ans sans trouver d’emploi. C’est pourquoi j’ai pensé à lancer un programme de formation aux travaux de construction. » Les chrétiens, centrés sur l’éducation, ont été historiquement éloignés de l’industrie de la construction. « Tout a été complètement détruit ou volé. Quand la guerre s’arrêtera, la reconstruction des maisons commencera immédiatement. Nous devons dès maintenant commencer à préparer les chrétiens à être capables de trouver du travail dans ce domaine. Sans travail, les jeunes partiront. » C’est avec espoir et des projets plein la tête que l’archevêque a conçu ses plans. « Je demande à l’Aide à l’Église en Détresse de continuer à être un partenaire dans ce combat. Je veux que vous soyez à nos côtés dans ces moments très difficiles, pour aider les gens à rester, parce que vous avez le même objectif. Nous sommes ici depuis 2 000 ans. L’Église a grandi en Syrie »

Source : Aide à l’Église en Détresse (23 juillet)

4commentaires
  1. gaudet

    31 juillet 2014 à 12 h 42 min

    je me contenterai de commenter cette simple expression ” j’ai honte, je ne comprends pas que l’islam soit comme cela ”

    L’incompréhension de cette personne , provient uniquement de sa méconnaissance , délibérée ou non ( je n’en sais rien ) non seulement de l’histoire objective du développement de l’islam à travers le monde et surtout le moyen orient , mais essentiellement de la doctrine fondamentale , contenu dans les lignes mêmes du Coran.

    Je ne saurais donc trop fermement conseiller à cette personne, de se payer une bonne paire de lunettes, et prendre le temps de lire et d’analyser dans le calme , le dit document du coran, afin d’en faire une exégèse personnelle réaliste et indispensable .

    Elle y découvrira qu’en dehors de formulations par trop fumeuses, le coran est un pure énumération de principes , dont l’application matérielle, aboutit inévitablement à des démarches politiques et militaires ultra violentes et l’instauration d’un modèle de société particulièrement brutal et inhumain.

    Indépendamment de banalités de consternante vulgarité, le coran est un florilège d’appels à l’accomplissements des pires horreurs ! et dans l’hypothése ou la personne en question en aura tiré une salutaire analyse, il ne lui restera que deux solutions, soit la radicalisation, soit l’apostasie courageuse débouchant sur une attitude d’athéisme sincère, en attendant éventuellement de retrouver le chemin de la foi, à travers la personnalité du christ véritable, à moins que la mort violente pour trahison, n’interrompe tragiquement cette évolution spirituelle salutaire .

    Je préfère hautement rencontrer un ancien musulman, ayant renié sa religion d’origine pour se retrouver sous le statut d’athée honnête, plutôt qu’un fou furieux meurtrier , dont il est quasiment impossible de tirer quelque chose de positif, dans le domaine de la charité.

    Si j’avais été musulman de naissance, il y a bien longtemps que par un réflexe salvateur de lucidité, j’aurais envoyé balader ce maudit coran , avec tout son contenu indigne , crasseux et surtout dangereux, pour soit adopter une position de doute éclairé et sincère, soit tentant de découvrir une vérité tangible , dans le christianisme .

    Donc l’incompréhension de cette personne musulmane peut être aisément dissipée !

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  2. Françoise

    1 août 2014 à 11 h 01 min

    “J’ai honte, je ne comprends pas que l’islam soit comme ça.” Ainsi, bien des musulmans citoyens lambda ne connaissent pas le Coran et s’étonnent des horreurs commises en son nom. A-t-on jamais entendu les imams ou des musulmans de France s’exprimer ainsi ? Leur silence est complice.
    C’es à force de constater jusqu’où va l’amour chrétien que selon l’ONG “Futur CH”, des milliers de musulmans se convertissent au christianisme chaque année de monde, parois secrètement pour éviter la fatwa.

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  3. Françoise

    1 août 2014 à 11 h 03 min

    Lire : chaque année dans le monde, mille excuses.

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  4. Thècle

    1 août 2014 à 18 h 05 min

    Certainement que des milliers de musulmans n’ont jamais ouvert un coran…
    Autrefois il n’y avait pas de Bible dans une large portion de familles chrétiennes françaises, et même pas un Evangile. On était “chrétien” de tradition, sans se poser de question.
    Il me semble que chez beaucoup de musulmans l’enchaînement est semblable.

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