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Pakistan : un chrétien condamné à la réclusion à perpétuité pour “blasphème”

15 juillet à 17:41
Commentaires (5)
  1. Avatar Christophore dit :

    Ce frère est un authentique martyr, ainsi que ses proches qui vivent le mystère de la Compassion près de sa Croix.
    Cela n’empêche de s’inquiéter de mettre en place une plainte devant les instances internationales pour déni de justice aux chrétiens.
    Comment Amnesty International ou encore l’ACAT réagissent à tout cela ?
    Sont-ils abonnés à votre excellent Observatoire, Daniel ?.

  2. Avatar Marie-Thérèse dit :

    En effet, cher Christophore, que font donc ces associations ? Tout le monde est-il muselé, d’accord ou tellement indifférents ????

  3. Avatar Youssef dit :

    Et si Sajjad était vraiment l’auteur du message, serait-ce une raison suffisante pour le condamner de la sorte !!!
    On tue les gens au nom d’un texte sacré, et on condamne à mort ceux qui critiquent ce texte et son auteur!!!
    N’est-ce là le vrai blasphème?
    Il faut que le monde libre se réveille pour imposer le respect de l’autre et son droit à la liberté de croyance et d’expression. Demain ce sera trop tard!

  4. Avatar Yves-Michel dit :

    Le problème n’est pas de savoir par qui ou comment le texte “blasphémant” Mahomet a été écrit.
    Le problème c’est que cette loi existe et soit utilisée contre les chrétiens pour les persécuter.
    Il faut lancer une pétition et l’adresser à l’Ambassadeur du Pakistan, au gouvernement français et aux organisations internationales pour qu’ils fassent cesser cette ignominie.

    Je rappelle que le Pakistan a signé la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dans son article 18 stipule :
    ” Article 18
    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.”

  5. Avatar Heurtebise dit :

    Ne serait-il pas bon de faire parvenir un texte comme celui qui suit aux gouvernements de ces pays, pour les mettre en porte à faux sur la notion de blasphème ?

    Des erreurs dans le Coran

    Quand on a eu l’occasion de fréquenter de près des musulmans et de discuter avec eux de ce qui les fait vivre, on se prend en général d’amitié pour eux et pour nombre de leurs références ; on admire beaucoup de leurs pratiques et les trouve propres à l’élévation humaine.

    Pourtant, avec du recul, on est frappé de voir que cette richesse indéniable est contrebalancée par une multitude de faits qui semble souvent repousser l’Islam dans le champs des barbaries absurdes. Pour ne citer que cela, les massacres de chrétiens au nom de cette foi, qui dépassent maintenant les 100 000 assassinats par an, soit plus de morts que la plupart des conflits de la planète. Bien souvent, les exactions commises sont justifiées par l’application du Coran.

    Il est manifeste qu’il y a un problème au sujet de ce livre. Si sa valeur spirituelle paraît indéniable, sa lecture littérale cause manifestement des dérives insensées et doit être ré-envisagée.

    De nombreux musulmans affirment que le Coran, la base de leur foi, a été totalement et directement révélé par Dieu à Mahomet, mot-à-mot, et qu’aucune parole, aucun mot du Coran n’est l’œuvre des hommes.

    C’est au nom de ce texte que les musulmans affirment des règles qu’ils veulent imposer aux autres puisqu’elles émanent directement de Dieu (statut de la dhimitude qui met juifs et chrétiens en position d’inférieurs, place de la femme par rapport aux hommes, droit de tuer ceux qui abandonnent leur religion, différences entre les races, justification de l’esclavage, etc.)

    Une lecture objective pourtant rend évidente l’impossibilité que ce texte, nonobstant son inspiration haute, soit directement révélé par Dieu (quand même l’Homme pourrait comprendre le moindre mot de Dieu). Le bon sens réfute cette thèse. En effet le Coran renferme de nombreuses fautes et tares, or comme les musulmans affirment que Dieu est omnipotent et omniscient, il serait surprenant qu’Il fasse des erreurs ! Il ne peut être l’auteur direct du Coran et il est donc tout à fait injuste que les musulmans, en Son nom, imposent arbitrairement ici ou ailleurs les lois qui y sont écrites.

    Les imperfections du Coran sont de plusieurs types. En voici quelques exemples parmi de nombreux.

    I) D’abord des erreurs scientifiques.
    De nombreux passages montrent une incompatibilité entre une lecture littérale du Coran et la science. Parmi lesquels :

    a) Comme dans beaucoup de croyances primitives, l’auteur du Coran pense que le soleil se couche le soir dans un endroit au bout de la terre (à cette époque, beaucoup croyaient que la terre était plate).

    Sourate 18, verset 86 :
    Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse…

    De même S36, V38
    et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné ; telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient.

    b) Le Coran affirme que la terre et la végétation auraient été crées avant le ciel et les étoiles (sourate 41, versets 9-12). Contre-sens évident. La terre a été créée dans l’expansion de l’univers qui a suivi le Big Bang, dans l’échelle des temps de la création des différents éléments du ciel (étoiles, poussières stellaires, amas gazeux, soleil…). En revanche, il existe un vrai décalage entre le développement de la végétation qui nécessite de la lumière auparavant pour la transformation chlorophyllienne et l’apparition du soleil. Et ce décalage est évidemment dans le sens contraire à celui qu’affirme le Coran puisque les plantes sont nécessairement apparues après le soleil.

    9. Dis : “Renierez-vous l’existence de Celui qui a créé la terre en deux jours, et Lui donnerez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l’univers.
    10. C’est Lui qui fermement fixé des montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie, et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d’égale durée. Telle est la réponse à ceux qui t’interrogent.
    11. Il S’est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu’à la terre : “Venez tous deux, bon gré, mal gré”. Tous deux dirent : “Nous venons obéissants”.
    12. Il décréta d’en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction . Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes (étoiles) et nous l’avons protégé. Tel est l’Ordre établi par le Puissant, l’Omniscient.

    c) Le Coran pense (comme le pensaient les scientifiques antérieurs, Gallien et Hippocrate) que le sperme était produit entre les lombes et les côtes et non dans les testicules.

    S86, V6-7
    6. Il a été créé d’une giclée d’eau
    7. sortie d’entre les lombes et les côtes.

    d) Dérivant du symbolisme biblique, Mahomet croit que l’homme est vraiment fait d’une sorte d’argile qui se transforme en sperme.

    S 23, V12-13
    12. Nous avons, certes, créé l’homme d’un extrait d’argile,
    13. puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.

    e) Mahomet s’imagine aussi qu’il n’existe que sept planètes ou terres. Or, on ne le savait pas à l’époque de Mahomet, mais notre système solaire compte déjà neuf planètes (qui d’ailleurs n’ont pas vraiment des terres ayant les qualités permettant la vie comme notre terre). En revanche, les scientifiques actuels découvrent en permanence de nombreuses exo-planètes qui proposent des conditions physiques proches de la terre et de sa capacité à abriter la vie. Elles sont beaucoup plus nombreuses que sept.

    S65, V12
    Dieu qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux Son commandement descend, afin que vous sachiez que Dieu est en vérité Omnipotent et que Dieu a embrassé toute chose de Son savoir.

    f) On constate aussi que le lait provient des excréments, ce qui est incompatible avec le métabolisme animal ou, sauf grave maladie, les excréments sont systématiquement rejetés du corps car ils sont toxiques alors que le lait est produit par les glandes mammaires.

    S16, V66
    Il y a certes un enseignement pour vous dans les bestiaux : Nous vous abreuvons de ce qui est dans leur ventre, – un extrait des excréments intestinaux et du sang – un lait pur, délicieux pour les buveurs.

    g) Dans le monde de Mahomet, il n’existe que des animaux à 2 ou 4 pattes. Exit les araignées, crabes et autres mille-pattes qui peuvent en avoir dans la réalité jusqu’à 752 (chez Illacme Plenipes).

    S 24, V45
    Et Dieu a créé d’eau tout animal. Il y en a qui marche sur le ventre, d’autres marchent sur deux pattes, et d’autres encore marchent sur quatre. Dieu crée ce qu’Il veut et Dieu est Omnipotent.

    Etc, etc…

    II) Ensuite des coquilles par rapport à ses références

    a) On trouve des oppositions entres différentes cosmogonies, toutes deux proposées par Mahomet. Ainsi, dans la S2, V29, il crée la terre puis les cieux alors qu’en S79, V29-30, la nuit et le jour (donc le soleil !) puis la terre après.

    S2, V29
    C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux. Et Il est Omniscient.

    S79,V29-30
    29. Il a assombri sa nuit et fait luire son jour.
    30. et quant à la terre, après cela, Il l’a étendue.

    b) Alors que le Coran dit de se référer à la Bible, Mahomet fait à plusieurs reprises une grossière confusion au sujet de la généalogie de Marie. Marie, sœur d’Aaron est parfois confondue avec Marie, fille de Zacharie et mère de Jésus. Par exemple :

    S19, V27-34
    27. Puis elle vint auprès des siens en portant le bébé. Ils dirent : “Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse !
    28. Sœur de Haroun, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée”.
    29. Elle fit alors un signe vers lui. Ils dirent : “Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? ”
    30. Mais le bébé dit : “Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète.
    31. Où que je sois, Il m’a rendu béni ; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et l’impôt religieux ;
    32. et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux.
    33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant”.
    34. Tel est Jésus, fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent.

    III) On trouve aussi des tares sémantiques ou morales

    a) Quand Mahomet tombe amoureux de la femme de son fils adoptif, il fait produire au Coran un verset pour justifier son union.
    S33, V37
    Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé: « Garde pour toi ton épouse et crains Dieu », et tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public. Tu craignais les gens et c’est Dieu qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement de Dieu doit être exécuté.

    Tout cela est-il bien digne d’un vrai prophète ?

    b) La place des femmes (inférieure selon le Coran) est sans rapport ni avec leur dignité, ni avec le fait qu’elles ne sont différentes des hommes que parce que le hasard les a doté de deux chromosomes X et non d’un X et d’un petit Y.

    Ainsi la femme est clairement placée en dignité derrière l’homme. Elle est même constamment placée derrière l’esclave !

    S2,V178
    Ô les croyants! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme…

    Ou S2, V228
    …les hommes ont cependant une prédominance sur elles…

    Elle est un objet sexuel dont l’homme peut disposer à sa guise.
    S2, V223
    Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme et quand vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance…

    Et si l’homme ne peut être juste entre plusieurs femmes, qu’il se contente d’utiliser des esclaves à ses fins génitales…
    S4, V3
    …Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille.

    c) Le statut de la dhimmitude est une injure au bon sens. Il s’agit d’un déni de l’évidence que les croyants d’autres religions que l’Islam n’ont pas moins de raisons que les musulmans d’être convaincus de leur foi. Rien ne peut justifier un tel statut qui contredit le fait que des hommes cherchent honnêtement Dieu avec ce que la vie leur donne de comprendre.

    S9, V29
    Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés.

    Quand on voit combien le Coran renferme d’erreurs, on comprend que seule la force et le meurtre peut obliger des personnes à y adhérer !

    S2, V190-193
    190. Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Dieu n’aime pas les transgresseurs !
    191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
    192. S’ils cessent, Dieu est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
    193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Dieu seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.

    On sait que l’association est ce dont les musulmans accusent les chrétiens…

    d) Le Coran légitime la pédophilie. Pour justifier que Mahomet ait épousé une fillette de 6 ans et ait eu des relations sexuelles avec elle quand elle avait 9 ans, on trouve :

    S65, V4
    Si vous avez des doutes à propos (de la période d’attente) de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement. Quiconque craint Dieu cependant, Il lui facilite les choses.

    e) Le Coran intègre des légendes antérieures même au judaïsme comme le déluge à l’époque de Noé ou le fait que l’Homme soit conçu d’argile. Ces deux éléments qui ont été recyclés par la Thora juive et ont ensuite été récupérés dans le Coran ne sont à l’origine que des symboles tirés de mythes comme celui de Gilgamesh qui date des civilisations sumériennes. Pourtant le Coran les cite comme événements ayant existé.

    S29, V14-15
    14.Et en effet, Nous avons envoyé Noé vers son peuple. Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années. Puis le déluge les emporta alors qu’ils étaient injustes.
    15.Puis Nous les sauvâmes, lui et les gens de l’arche ; et Nous en fîmes un avertissement pour l’univers.

    f) « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! ». Mahomet vilipende l’usage de l’alcool et pourtant il a saoûlé le père de Khadidja, sa première épouse, pour le tromper et obtenir de lui sa main contre sa volonté. Cette duplicité est-elle prophétique ?

    S5, V90
    Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez.

    IV) Enfin il existe tout simplement dans le Coran des erreurs de grammaire

    Puisque que la langue arabe précède de beaucoup la rédaction du Coran – historiquement on en trouve déjà des traces au IIème siècle – ses règles aussi lui sont antérieures. Fussent-elles inspirées par Dieu, le Coran a donc suivi ces règles ; or les arabisants notent beaucoup d’erreurs de syntaxe arabe dans le Coran. Plus amusant encore, il existe des usages qui sont parfois suivis d’une façon, puis se retrouvent en contradiction avec d’autres passages. On voit là que ce n’est pas seulement un problème de règles mais que ces incohérences entre différentes parties du texte montrent des erreurs du rédacteur. Alors, à moins que Dieu ne soit un mauvais élève ou étourdi, on voit mal comment Il pourrait faire ce genre de fautes s’Il était l’auteur du texte exact du Coran.

    Deux exemples :
    a) Dans la sourate 2, V177 se trouvent cinq erreurs grammaticales.

    La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Dieu, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelque amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la prière et d’acquitter l’impôt religieux. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !
    Laïsal-birra ‘an-touwalloû woujoûhakoum qibalal-Machriqi wal-Maghrib wa lâkinnal-birra man ‘âmana billâhi wal-Yawmil-‘âkhiri wal-malaâ-‘ikati wal-Kitâbi wan-nabiyyîn: wa ‘âtal-mâla ‘alâ houbbihî zawilqourbâ wal-yatâmâ wal-masâkîna wabnas-sabîli was-saâ-‘ilîna wa fir-riqâb: wa’aqâmas-çalâta wa ‘âtaz-Zakâta; wal-moûfoûna bi’ahdihim ‘idhâ ‘âhadoû was-çâbirîna fil-ba’-saâ’i wazzarraâ-‘i …

    La phrase commence au présent avec le verbe touwalloû alors que les autres verbes sont écrits au passé :
    ‘âman à la place de tou’minoû,
    ‘âta à la place de tou’toû,
    ‘aqâma à la place de touqimoû,
    ‘âta à la place de tou’toû.
    Et le mot çâbirîna, aurait dû être décliné çâbiroûna comme le mot moûfoûna qui le précède.

    La déclinaison des temps telle que l’arabe les définit est donc fautive ici. Ce qui n’est pas le cas en général dans le reste du Coran.

    b) Ou encore :

    S7, V56 :
    Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde de Dieu est proche des bienfaisants (… inna rahmata Allahi qariboun min al-mouhsinîn.).
    Dans ce verset, le prédicat devrait s’accorder avec le sujet (rahmata) en genre. Le mot qariboun étant prédicat de rahmata Allahi, et il devrait s’accorder en genre (qaribah). Pourtant dans d’autres versets l’accord est correctement fait ( par exemple en S9, V40 : Si vous ne lui portez pas secours… Dieu l’a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l’avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon: «Ne t’afflige pas, car Dieu est avec nous.» Dieu fit alors descendre sur Lui Sa sérénité «Sa sakîna» et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole de Dieu eut le dessus. Et Dieu est Puissant et Sage() : “Kalimatoul-llah hiya al-‘oulya. Il y a donc là contradiction entre deux parties.

    Pour finir, on peut citer cette affaire des versets sataniques.

    Lorsque Mahomet, simple commerçant de la Mecque, a voulu lancer sa nouvelle religion, il s’est trouvé en butte à sa corporation. Craignant pour leur négoce, les autres marchands, qui ne voulaient pas que ses inspirations fassent déguerpir leurs clients polythéistes, le rejetèrent vivement hors de la ville. Mahomet dût se réfugier dans l’oasis de Taef. Sans moyens, avec peu d’adeptes, son mouvement a gravement risqué de disparaître à ce moment. En désespoir de cause, il tenta de composer avec sa confrérie.

    Pour les mettre de son côté, Mahomet leur récite une sourate propre à les rapprocher. En effet, cette sourate contenait des versets reconnaissant plusieurs déesses de la Kaaba (première version de la sourate de l’Etoile). Ravis de voir Mahomet se soumettre à leurs idoles, les Mécquois se sont alors ralliés aux musulmans. ce qui permit aux recrues qui s’étaient réfugiés en Abyssinie de revenir à la Mecque. Cette alliance avec les marchands, et les forces qu’elle procura, fut le début de l’expansion du mouvement de Mahomet dans une péninsule arabique, à cette époque en proie à l’anarchie, qui servit ensuite de base à la conquête des pays voisins qui suivit.

    Ce fait est sous-entendu par le sahih Bukhari lorsqu’il rapporte comment les Mécquois hostiles se prennent d’un coup à faire la prosternation avec les musulmans, fait qui aurait été invraisemblable sans cette soumission à leurs croyances. Dans les sources islamiques on retrouve aussi plusieurs références à cet évènement.

    Néanmoins, dans la logique de son strict monothéisme, l’incohérence de cette révérence envers des idoles ne pouvait être gardée par Mahomet. Aussi revint-il en arrière et affirma-t-il qu’une apparition de l’archange Gabriel lui avait soudain appris que ces versets avaient en fait été énoncés par Satan et non par Dieu. Bigre ! Il fallut donc composer de nouveaux versets qui furent re-révélés à leur place, déniant toute reconnaissance envers ces déesses mécquoises (ce sont les versets qu’on trouve aujourd’hui dans le Coran). En gratification, un verset consolant fut même révélé, expliquant que ce n’était pas grave, que Satan avait déjà fait le coup aux autres prophètes…

    Il s’agit du verset 52 de la sourate 22 :
    Nous n’avons envoyé, avant toi, ni messager ni prophète qui n’ait récité ce qui lui a été révélé sans que le Diable n’ait essayé d’intervenir pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet de sa récitation. Dieu abroge ce que le Diable suggère, et Dieu renforce Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage.

    Si on veut rester objectif…

    Ces errements et beaucoup d’autres n’empêchent pas de constater les beaucoup plus nombreuses parties du Coran où sa beauté et sa grandeur éclatent. Qu’il suffise de lire dans la sourate 24 ce verset qui confine à la poésie :

    S24, V35 :
    Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est comme dans un récipient de cristal et semblable à un astre de grand éclat ; son huile vient d’un arbre béni : un olivier, ni orienta,l ni occidental dont l’huile paraît éclairer sans même qu’un feu la touche. Lumière de la lumière.

    Il est aujourd’hui l’heure pour l’Islam, comme ont déjà dû le faire toutes les autres grandes religions, de comprendre que le Coran est incréé en ce qu’il est inspiré de Dieu. Mahomet, comme beaucoup de mystiques a eu une réelle sensibilité aux œuvres de Dieu, propagé le goût de la foi mais comme tout homme, il était faillible.

    Pourquoi le monde musulman refuse-t-il une lecture historico-critique de ses textes ? Cette peur est d’autant plus injustifiée que ce qu’il perdrait en fondamentalisme, il le gagnerait en richesse d’interprétation.

    Il est temps de ne plus se soumettre à ces limites, de procéder à une relecture qui sera en vérité plus proche de son inspiration que les divagations qu’on voit parfois.

    La vérité rend libre, le mensonge ne tient que par la violence.

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