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Paris : église taguée ce matin…

Commentaires (11)
  1. Charlotte Parc dit :

    Christianophobie ou incivilité simple ?

    Franchement je connais cet endroit et il m’a fallu plusieurs années -il y a 30 ans de cela- à passer devant ce bâtiment dans cette rue piétonne depuis des lustres, entre le complexe commercial Citadium de l’autre côté et les grands magasins (Printemps au bout de la rue) et toutes les boutiques de fringues pour me rendre compte qu’il y avait là une église catholique. Quand on le longe à pied, on dirait plutôt un bâtiment administratif ancien et important, genre ministère, en belle pierre de taille.

    En plus l’inscription en elle-même n’a rien de christianophobe, elle serait plutôt antigouvernementale : “gouvernementphobe” en quelque sorte.

    1. @Charlotte Parc

      Ce n’est pas le slogan qui est christianophobe, mais l’acte.L’église de ce quartier est très célèbre et ne désemplit pas…

    2. @Charlotte Parc

      Ce n’est pas le slogan qui est christianophobe mais l’acte lui-même.

      1. Charlotte Parc dit :

        @M. Hamiche
        Un acte christianophobe est pour moi un acte très VOLONTAIREMENT ANTICHRÉTIEN
        – pour empêcher la propagation de la foi chrétienne en édictant des lois et arrêts discriminatoires et en s’en prenant aux personnes (du simple harcèlement administratif à la condamnation à mort, en passant par l’humiliation, l’emprisonnement, l’enlèvement, la séquestration, la brutalisation, la torture …);
        – pour détruire ou dégrader volontairement des biens (y compris virtuels sur Internet) appartenant à des chrétiens afin de les terroriser, les faire fuir, ou seulement les gêner en leur faisant dépenser leur temps et leur argent à la réparation ou la reconstruction, en tout cas autrement que ce qu’ils avaient prévu ;
        – pour détruire, dégrader, détourner des symboles chrétiens pour s’en moquer ou humilier les chrétiens ;
        – pour blasphémer, moquer, dénigrer par la parole, les écrits, les films et tous autres modes d’expression, la foi chrétienne et l’accuser faussement de toutes sortes de méfaits
        – peut-être oublié-je encore des catégories de persécution, des plus courantes et ordinaires aux plus dramatiques.

        Mais les chrétiens sont des gens comme les autres, ils partagent l’humaine condition commune. Si je suis victime d’un cambriolage de ma maison, je n’irai pas dire que c’est un acte christianophobe, quand bien même tout mon voisinage connait parfaitement mes convictions religieuses. Mais lorsque des hordes musulmanes fanatisées et manipulées par le pouvoir politique s’en prennent aux maisons et aux commerces des chrétiens de Niamey après l’histoire de Charlie Hebdo, ça c’est de la persécution christianophobe. Il ne faut pas être paranoïaque et voir la christianophobie dans tout acte portant atteinte aux biens ou aux personnes des chrétiens. Quand un prêtre ou un pasteur en habits civils se fait détrousser hors de chez lui, il y a fort à parier que c’est une attaque délictuelle sans connotation religieuse.

        Je suis certaine que ce slogan a dû être tagué sur des murs de banques, de maisons bourgeoises, d’institutions diverses et variées, sur n’importe quel grand mur lui en donnant la place, le scripteur n’ayant eu aucun égard au support, ni à qui il appartenait.

        C’est un acte d’incivilité aussi vieux que le monde (ce qui ne l’excuse nullement), des graffitis ayant été retrouvés dans les fouilles archéologiques de cités très anciennes.
        Certains étaient réellement christianophobes, conférer ce graffiti du Palatin conservé au musée des Thermes à Rome https://assr.revues.org/3660 (L’image est après le 6ème paragraphe, où Jésus crucifié est dessiné avec une tête âne.)

        Qu’un mur d’église soit le support occasionnel et non intentionnel d’un tag, ne fait pas de ce tag un acte christianophobe. Le danger que je vois à “christianophobiser” de tels actes, passez-moi ce double néologisme, est la perte de notre crédibilité : à force de crier au loup, plus personne n’y croira. Or le loup est là et bien là, et il rôde cherchant qui dévorer.

        Enfin, c’est mon avis ! Je ne prétends pas à l’infaillibilité.

        P.-S. Cette église catholique est sans doute bien connue des cathos qui vivent et surtout qui travaillent dans le secteur, mais franchement, moi, je n’ai découvert par hasard que c’était une église que le jour où je suis passée devant alors que sa porte principale en était grand ouverte. C’était en plein milieu d’un bel après-midi ensoleillé de je ne sais plus quelle saison (ça remonte aux années 75-80), l’église était vide et du coup je suis rentrée dedans pour la visiter en en faisant le tour.

    3. Marie-Gabrielle Leblanc dit :

      Oh, on se demande comment vous avez fait vraiment, il y a tout le temps des fidèles qui entrent et sortent, il y a une dizaine de messes par jour semaine et WE, église pleine à chaque fois, plusieurs confesseurs où l’on fait la queue toute la journée, c’est une des églises les plus pleines de Paris avec le Sacré Cœur, la Rue du Bac, ND des Victoires, la Trinité.
      Quant à l’architecture, ça n’a pas du tout été construit pour l’administration, mais sous Louis XVI comme couvent de capucins. A la Révolution, l’Etat a pris le couvent pour en faire le lycée Condorcet, Napoléon a rendu l’église comme paroisse mais pas le couvent. Ne le prenez pas mal, mais vous n’êtes ni très observatrice, ni curieuse de l’Histoire de Paris !! Cette église a une autre entrée de l’autre côté, rue du Havre.

      1. Charlotte Parc dit :

        @ Merci beaucoup Madame Leblanc de votre commentaire historique. Cette affaire aura au moins eu le mérite de nous apprendre quelque chose d’intéressant !

        J’avais énormément apprécié vos interventions au moment de la mort de nos frères égyptiens coptes en Libye et toutes les infos que vous nous aviez alors apportées au sujet de l’église copte.

        J’avoue, à ma honte moi qui suis née à Paris et y ai vécu plus de 17 ans, ma grande ignorance de beaucoup d’éléments composant l’histoire de Paris et de ses bâtiments et monuments. D’ailleurs j’ai prévu de faire dans les jours qui viennent un visite guidée du Paris… protestant. Nul n’est parfait décidément, surtout pas moi !

        Ce que j’ai voulu dire c’est que lorsqu’on passe à pied sur ce trottoir sans lever le nez, il est difficile d’imaginer que ce mur est celui d’une église. Contrairement à ce qu’il est facile de voir, par exemple, si on longe le mur de l’église St Séverin que j’ai bien connue. Et je vous assure l’avoir visitée VIDE un après-midi, peut-être était-ce au mois d’août, je ne m’en souviens plus. C’était, je crois, à la fin des années 70. Peut-être les messes n’y étaient alors pas si fréquentes que maintenant ou peut-être suis-je tombée entre deux messes… Cela dit, allez regarder la rue Caumartin à la hauteur de cette église sur Google Maps Street View : un monde fou dans la rue, mais toutes les portes de l’église sont fermées et si ces murs peuvent effectivement évoquer la clôture d’un couvent urbain, cela n’est pas d’une évidence qui crève les yeux et le scripteur de ce graffiti n’avait, à coup sûr, pas votre culture historique !

        1. Marie-Gabrielle Leblanc dit :

          L’autre entrée, rue du Havre, entre 2 magasins, est surmontée d’une grande inscription “Eglise Saint-Louis d’Antin”. Rue Caumartin, je maintiens qu’on voit bien que c’est une église : portes extérieures en bois grandes ouvertes, et on voit les petites portes intérieures à droite et à gauche comme dans n’importe quelle église de Paris. Les messes se succèdent sans interruption de tôt le matin à 13 h30, puis reprennent à partir de 16 h30 jusqu’à 19 h30. Mais même en début d’après-midi il y a des gens qui prient et se confessent. Et encore plus cette année puisque c’est une des églises où l’ont peut recevoir l’Indulgence pour l’Année de la Miséricorde en franchissant la Porte Sainte.

  2. rem dit :

    D’accord avec Charlotte Parc. On dirait plus le tag de quelqu’un qui aurait saisi en passant par là, l’opportunité d’une surface disponible pour faire passer un message qu’autre chose. Pas de quoi fouetter un chat.

    1. Charlotte Parc dit :

      @rem
      D’ailleurs c’est manifestement loin d’être la première fois que cela arrive : regardez bien la photo et voyez toutes les surfaces rectangulaires de pierres passées au nettoyeur super-puissant ou peintes en beige, je ne sais, pour ôter ou masquer d’autres précédents graffitis ou tags.

  3. Reine Tak dit :

    @rem
    Pas de quoi fouetter un chat, dites-vous ?
    Jusqu’au moment où quelqu’un jugera bon d’ écrire sur votre mur, par opportunité,en passant par là, puis, pourquoi pas, si vous trouvez toujours qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, d’autres pourront s’essayer à graver sur votre peau…
    A tout tolérer, on finit un jour par accepter l’inacceptable.

  4. Charlotte Parc dit :

    @Reine Tak
    “Pas de quoi fouetter un chat.” est une façon de s’exprimer effectivement fort mal adaptée à la situation ; un tel acte est une atteinte aux biens d’autrui, c’est intolérable et parfaitement répréhensible.
    Comme vous l’écrivez fort justement, une telle inscription sur le mur de notre maison nous mettrait en rage.
    Mais ce qui me fait “tiquer” dans cet article, comme je m’en suis bien expliquée plus haut, est la qualification “christianophobe” de l’acte.

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