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Sophie Gherardi : la tradition anticléricale fait partie de notre culture nationale…

Commentaires (55)
  1. Gérard P. dit :

    La France(2+2+1)
    Il n’y a pas mieux pour empoisoner “Un Peuple”!////??????

  2. Rachel dit :

    Je connais cette opinion – fausse – des anti-cléricaux culturels ! Ils ne comprennent rien à la Passion et à la Croix de Jésus, parce-qu’ils ne croient pas en La Résurrection du Christ, en Sa Victoire sur la Mort. Donc ils sont à l’extérieur, ils jugent sans connaitre et voient du dolorisme, pour eux une sorte de maladie psychique, dans la vénération de la Croix. De même pour l’amour porté aux saints. C’est de la même veine que le twitt de M. Peltier…

  3. Rachel dit :

    Saint Marc, Évangéliste, évêque d’Alexandrie
    Martyr († v. 75) Fêté le 25 avril.
    Marc était probablement de la race d’Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l’histoire comme le compagnon fidèle de l’apostolat de saint Pierre.
    C’est sous l’inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu’il écrivit l’Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu’à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d’évangéliser Alexandrie, l’Égypte et d’autres provinces africaines.
    Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu’il put, dans ces contrées, le flambeau de l’Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu’un cœur et qu’une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d’éclater. Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s’emparer de lui. Marc, pour assurer l’affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l’Église d’Alexandrie de plus en plus florissante.
    La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l’apparition d’un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l’apparition du Sauveur lui-même.
    Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »

    1. Charlotte Parc dit :

      @Rachel
      Comptez-vous chaque jour publier la biographie du saint du jour ?
      Quel rapport, s’il vous plait, avec l’article de M. Hamiche ?

      1. aldebert dit :

        Les saints ennuient beaucoup les ” parpaillots” .

        1. Charlotte Parc dit :

          @Aldebert
          Saint Marc est l’un des quatre évangélistes. Bien évidemment les protestants ne le vénèrent pas, puisque la Bible nous le défend (Par exemple en Actes 10,25-26 Pierre refuse non pas la vénération mais la simple salutation très (trop ?) respectueuse de Corneille, en Actes 14,11-16 Paul et Barnabas refusent tout le “cirque” que mettent en place prêtres et peuple qui les prennent pour Zeus et Hermès !! En Apocalypse 19,10 et 22,9 les anges refusent d’être adorés). Mais des protestants du monde entier en grande foule étudient chaque jour son évangile, et ont pour lui une grande considération : ce n’est sans aucun doute pas sans raison que notre Dieu l’a choisi pour être un de ceux qui écriraient sa Parole Vivante et vivifiante.

          Le problème n’est absolument pas cet essai de biographie qui peut, dans un autre contexte, avoir bien de l’intérêt Aldebert.
          Plutôt que votre pique acerbe ad hominem sans intérêt, pourriez-vous plutôt nous expliquer ce que vient faire cette biographie au milieu de tous les commentaires et quelle relation elle aurait avec l’article de M. Hamiche ? Ce serait plus intéressant que souligner que je suis protestante, ce que les lecteurs et commentateurs réguliers savent pertinemment puisque je ne l’ai jamais caché.

  4. Maysie dit :

    On appelle ” culture” n’importe quoi. Par exemple, le fait de d’opposer à une tradition millénaire qui nous a éduqués.
    Du temps de Michel Lancelot on appelait cela plus justement, de la ” contre-culture”.
    Mais quand on admet dans le concept “culture” une barbarie comme l’excision des petites filles, on peut tout se permettre n’est-ce pas ? À quand “la culture de l’égorgement” ?

    1. Geneviève dit :

      Nous n’en sommes pas très loin !

    2. Gérard P. dit :

      @Maysie
      On dirait la subime nostalgie des barbaries sans nom! Honte mondile!

  5. Rachel dit :

    Psaumes, chapitre 2
    Ps 2:1- Pourquoi ces nations qui remuent, ces peuples qui murmurent en vain?
    Ps 2:2- Des rois de la terre s’insurgent, des princes conspirent contre Yahvé et contre son Messie.
    Ps 2:3- “Faisons sauter leurs entraves, débarrassons-nous de leurs liens!”
    Ps 2:4- Celui qui siège dans les cieux s’en amuse, Yahvé les tourne en dérision.
    Ps 2:5- Puis dans sa colère il leur parle, dans sa fureur il les épouvante
    Ps 2:6- “C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte.”
    Ps 2:7- J’énoncerai le décret de Yahvé Il m’a dit : “Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
    Ps 2:8- Demande, et je te donne les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre;
    Ps 2:9- tu les briseras avec un sceptre de fer, comme vases de potier tu les casseras.”
    Ps 2:10-Et maintenant, rois, comprenez, corrigez-vous, juges de la terre!
    Ps 2:11-Servez Yahvé avec crainte,
    Ps 2:12-baisez ses pieds avec tremblement; qu’il se fâche, vous vous perdez en chemin d’un coup flambe sa colère. Heureux qui s’abrite en lui!

  6. Jean Ferrand dit :

    Rien ne permet de dire que Marc était de la race d’Aaron qu’il fût né en Galilée. Il était certes cousin de Barnabé, qui lui était lévite (mais non prêtre), mais cela ne prouverait rien. Saint Marc était de Jérusalem où sa mère possédait une grande maison qui accueillait la première communauté chrétienne. Nous le savons par les Actes des Apôtres. Cherchez bien.

    Il est possible même que cette maison était le Cénacle où fut célébrée la dernière Cène et que le jeune homme couvert d’un drap et qui s’enfuit tout nu au moment de l’arrestation de Jésus n’était autre que saint Marc, puisqu’il est le seul à raconter cet épisode dans son évangile. Là non plus je n’invente pas.
    Une légende ancienne veut que saint Marc eût été le marié de Cana. Mais c’est peu vraisemblable. Rien n’indique que le jeune Marc eût été marié puisqu’il était libre pour suivre les apôtres dans leurs périples d’évangélisation. Le marié de Cana n’était autre que Jude, le “frère” ou cousin germain du Seigneur. Lui eut des descendants repérés dans l’histoire (Eusèbe de Césarée).

    1. Charlotte Parc dit :

      @Jean Ferrand
      Lorsque vous répondez à un point précis de l’intervention d’un contributeur précédent, cliquez préalablement sur le bouton “répondre” du commentaire de cette personne, car votre message ici ne répond pas à l’article de M. Hamiche, mais au commentaire de @Rachel

      1. Jean Ferrand dit :

        Aucune importance.

        1. Kaleo dit :

          Merci à Rachel et Jean Ferrand pour cet éclairage

    2. Gérard P. dit :

      Jésus avait-il des frères ?

  7. BRUNIER dit :

    “[…]Sophie Gherardi, ancienne rédactrice en chef du Monde*[…]” Ce canard est noyauté par les trotskistes et cette “journaleuse”, invitée par l’équipe de l’inénarrable Yves Krettly alias Calvi (dont la partialité n’est plus à démontrer),dirige le site “Faits religieux”…bien creusé la taupe !
    *-Lire l’excellent bouquin de Pierre Péan & Philippe Cohen “La face cachée du Monde”

    1. Charlotte Parc dit :

      @BRUNIER
      http://www.fait-religieux.com/

      “fait” au singulier

  8. Pascal dit :

    Evidement qu’il y a en France une tradition anticléricale louable et légitime.

    Ce que ne comprend pas bien Sophie Gherardi est qu’elle fait aujourd’hui partie avec nombre de ses confrères journalistes de cette cléricature honnie que le magnifique peuple de France va bientôt balayer.

    Lorsque dames Tellenne, Bourges et de la Rochère vont en croisade contre le mariage homo, elles font de l’anticléricalisme sans le savoir ! «Le cléricalisme voilà l’ennemi !» pourraient-elles s’écrier si elles prenaient conscience de la vraie nature de leur combat.

    1. lefort dit :

      Sauf que ‘anticléricalisme’ a toujours été un euphémisme pour anticatholicisme.

      D’autre part, on ne peut pas mettre sur le même plan, Mme La Rochère et Mme Bourges.

      1. Charlotte Parc dit :

        @lefort
        Ce n’est pas un euphémisme, car l’anticléricalisme n’existe exclusivement qu’en opposition au clergé catholique, à de rarissimes exceptions près et qui ne concerne ni les autres confessions chrétiennes, ni le judaïsme, ni le bouddhisme, ni l’hindouisme…
        Quant à l’anticléricalisme dans les milieux musulmans, il se fait plutôt discret, malgré sa réalité là où règne la théocratie musulmane, car ses partisans savent bien les risques qu’ils prennent.
        Voir l’analyse à ce sujet de René Rémond dans l’article sur l’anticléricalisme dans Wikipedia (paragraphe Géographie de l’anticléricalisme) http://fr.wikipedia.org/wiki/Anticléricalisme
        et dans son livre sur l’anticléricalisme en France de 1815 à nos jours http://www.fayard.fr/lanticlericalisme-en-france-de-1815-nos-jours-9782213602608

        1. Kaleo dit :

          Non.
          L’anticléricalisme a une extension anti-catholique

  9. Goupille dit :

    Ses propos mériteraient poursuite pour apologie du terrorisme. Oser déclarer que la victime est consentante et que les agressions flattent son masochisme hystérique est tout simplement scandaleux.

    Il faut dire que la donzelle affiche un palmarès édifiant : Le Monde, officine ex-communisante et toujours FM “de Gauche”, organe de destruction de la société française entre les mains de Pierre Bergé amant de feu l’auteur de “la Vilaine Lulu” et Gaypiediste convaincu, se complaira éternellement dans l’idéologie rad-soc anticléricale la plus virulente, s’arcboutera éternellement pour nier le génocide vendéen, gommer les exactions révolutionnaires, gommer les spoliations de 1905, gommer le fichage et l’anticatholicisme d’Etat.

    Bref, à soi seule, cette responsabilité signe ces propos.

    Dieu jugera.

    1. Charlotte Parc dit :

      @Goupille
      “Oser déclarer que la victime est consentante et que les agressions flattent son masochisme hystérique est tout simplement scandaleux.”

      Voilà , me semble-t-il, une interprétation très tendancieuse des propos de cette journaliste car en réalité, elle n’a pas du tout voulu dire ça !

      Vous semblez ne faire aucune différence entre dolorisme et masochisme : elle est pourtant de taille !!
      Le reproche de dolorisme fait de façon récurrente au catholicisme n’est pas le fait des seuls esprits anticléricaux bornés. Il est connu et reconnu au sein même du catholicisme. Il y a même un ordre religieux qui porte le nom de “doloristes”. Mais le plus souvent les catholiques le considère comme une déviance qui consiste à penser et à dire que la souffrance est bonne en soi. Les catholiques observant bien la doctrine catholique disent, à juste titre, que c’est une déviance. Mais, à ma connaissance, cette déviance est spécifique à la confession catholique, parmi toutes les confessions chrétiennes, parce que favorisée par sa théologie qui affirme que la souffrance humaine a une valeur salvifique lorsqu’elle est volontairement offerte à Dieu en union avec la souffrance de la Passion de Jésus. C’est en tout cas le sujet de la lettre apostolique de Jean-Paul II en 1984 (SALVIFICI DOLORIS). De là à rechercher cette souffrance pour elle-même afin d’entrer dans cette union, il n’y a qu’un pas, aisément franchi par bien des catholiques depuis des siècles. Alors que la théologie protestante par exemple, http://www.protestants.org/index.php?id=32567 dit que TOUT ce qui est nécessaire à notre salut, absolument TOUT, nous a été donné par Jésus lors de sa Passion. Nous ne pouvons pas y ajouter quoi que ce soit, car rien n’y manque. Et de toute façon nous sommes dans l’incapacité totale d’y ajouter quoique ce soit, parce qu’à cause du péché originel notre dépravation est telle que la moindre petite once de bien qui se trouve en nous n’y est que par l’action de la grâce de Dieu en nous.

      Quant à interpréter “Oser déclarer que la victime est consentante” la phrase écrite “l’attentat manqué envers les deux églises françaises ravive la foi des catholiques.” me semble de la simple mauvaise foi. Pour moi, la journaliste a voulu dire ce qui est écrit : c’est que devant l’adversité, les catholiques réagissent pour défendre leur bien commun et se serrent les coudes. Ce qui est la stricte vérité, non ?

      1. Kaleo dit :

        Question de la journaliste :

        “Est ce qu’il y aura plus de monde dans les églises ?” (sous-entendue suite à cette tentative manqué d’attentat dans 2 églises)

        Réponse de la dame :

        “C’est possible.

        Il y a un dolorisme très particulier du catholicisme qui fait que si enfin on peut de nouveau imaginer risquer quelque chose en allant à l’église c’est presque trop beau pour être vrai”.

        Il semble donc pour cette dame que les catholiques ont besoin de souffrir, d’avoir peur, de risquer quelque chose pour raviver, entretenir, décupler leur foi.

        1. Charlotte Parc dit :

          @Kaleo
          C’est donc que vous avez trouvé l’URL de cet enregistrement, pourriez vous nous la communiquer ? ce serait bien qu’on puisse entendre l’interview directement.

          Sur le fond, malgré votre rectificatif que ce que j’avais compris des propos de la journaliste devait être corrigé, et bien je continue à penser que cette interprétation de “victimes consentantes” reste très exagérée à tout le moins.
          Le dolorisme, qui n’est encore une fois pas le masochisme de la victime consentante, malgré le fait qu’il soit combattu par l’église catholique qui s’en tient à son catéchisme officiel, reste un travers, une déviance, encore très très présents chez un grand nombre de catholiques, et pas seulement parmi les plus âgés d’entre eux, comme je l’ai expliqué plus haut (27 avril 2h00)

          Cela dit, la journaliste oublie, ou méconnait, que, dans les périodes et lieux de persécution, non seulement la foi des croyants chrétiens ne faiblit pas – mais ça comment un non-chrétien pourrait le comprendre ? – , non seulement ils reçoivent miraculeusement la force de tenir dans d’épouvantables tempêtes, mais, plus fort, leur témoignage encourage bien des non-chrétiens à le devenir contre toute raison logique. J’en veux pour preuve par exemple les rares témoignages qui nous parviennent de Corée du Nord. Ou encore celui de ce qui se passe en Algérie : les moines de Tibhirine ont été assassinés il y a 9 ans, mais actuellement les Kabyles se convertissent par quartiers entiers dans certains bourgs.

          1. @Charlotte Parc

            Permettez-moi de préciser trois choses :
            1. Je n’avais aucune raison de douter de l’information précise que m’avait fournie ce correspondant vigilant.
            2. Je suis allé moi-même visionner la vidéo de cette émission, car c’est mon devoir de vérifier – quand la vérification est possible – et j’ai constaté que les citations de mon correspondant étaient substantiellement exactes. Celles de la journaliste, que j’ai données dans mon post, sont littérales.
            3. J’aurais pu en effet mettre le lien ou inclure la vidéo, mais je ne l’ai pas jugé utile.

          2. Charlotte Parc dit :

            @Daniel Hamiche 28 avril 2015 à 7 h 24 min
            Dont acte
            Mais je n’ai jamais douté de la réalité des propos tenus, je connais et j’apprécie beaucoup, vous le savez, votre sérieux professionnel, mais je trouve juste qu’avec le peu que l’on en a dans votre post, il est difficile de se faire une idée précise de ce qu’a dit cette journaliste. J’aime toujours bien retourner à la source et juger par moi-même : toujours ma fichue déformation de parpaillote qui préfère avoir affaire au Bon Dieu qu’à ses saints et, comme les chrétiens de Bérée (Actes 17,11) aller vérifier si ce qu’on dit (ou la façon de l’interpréter) est juste.

      2. lefort dit :

        Certes, chère Charlotte mais, comme dirait l’autre : ‘pas d’amalgame’ ! Il faut distinguer entre une ascèse ‘douloureuse’ qu’on s’impose soi-même, que ce soit avec modération ou par déviance ; et une violence imposée par un tiers à quelqu’un qui eut préféré une pieuse ‘tièdeur’ !

  10. Gilberte dit :

    Une deuxième paire de lunettes serait utile à cette directrice. L’anticléricalisme fait partie de notre tradition; pour elle l’histoire de France commence dans la 2eme partie du xxe siècle, il ne lui vient pas à l’esprit que si les tombes dans les cimetières portent des croix, c’est les Français étaient chrétiens et que les communistes ou francs-maçons passaient inaperçus pour les Français moyens,tous baptisés et enterrés après passage à l’église. Quant au dolorisme, Dom Pérignon a inventé le champagne elle pourrait s’en souvenir en le dégustant

  11. Charlotte Parc dit :

    @M. Hamiche Premier message parti non terminé à supprimer

    Je n’ai pas entendu les propos directement prononcés par cette dame (dommage que ne nous ait pas été donnée l’URL permettant de l’entendre) mais me fiant à ce que vous en rapportez, je dirais que ces propos ne me choquent pas en eux-mêmes car je les perçois comme justes.

    Ayant écrit cela, je sens la volée de bois vert qui va me tomber dessus !

    Attendez un peu.

    Je ne veux pas dire que je cautionnerais l’anticléricalisme, mais moi je comprends que cette dame CONSTATE en France, c’est son analyse, elle peut évidemment être contestée, une culture de l’anticléricalisme.

    Mais qui pourrait le nier ?

    Vous êtes assez nombreux sur ce blogue pour précisément le rappeler, le dénoncer ou s’en lamenter : cet anticléricalisme, qui couvait depuis des décennies, a “explosé” au moment de la révolution française, il s’est un peu (un peu seulement) calmé au milieu du XIXè siècle pour resurgir de plus belle à la fin du siècle et au début du XXè sans vraiment totalement tarir. Il n’y a guère que depuis Vatican II, et la décroissance rapide de l’influence de l’église catholique en France, que les choses s’étaient un peu (un peu seulement) calmées – pourquoi s’en prendre à ceux qui n’ont plus d’influence, passons à autre chose-. Là-dessus a surgi la mise au jour de trop nombreux cas de pédophilie d’origine ecclésiastique, réveillant aisément une haine anticléricale jamais complètement enfouie.

    Qui peut nier cette culture de l’anticléricalisme ?

    Cela ne signifie pas, parce nous ne sommes pas partisans de cet anticléricalisme qu’il ne fasse pas partie de la culture nationale. Ce serait faux que vous considériez que les catholiques étant majoritaires, la minorité anticléricale ne peut pas faire une “culture”. Voyez cet autre exemple : les caricaturistes politiques ont toujours été une infime minorité de la population, mais qui nierait que la caricature politique soit une tradition et fasse partie de la culture française ?
    Ce n’es pas parce que je n’ai JAMAIS fumé qu’il n’y avait pas dans ce pays une culture largement partagée de tabagisme jusqu’à un passé encore assez frais.
    Qui nierait la tradition culturelle nationale vinicole et œnologique des Français, alors même que moi-même (et bien d’autres sans doute) ne consomme certainement pas plus d’un litre de vin, toutes occasions confondues, en une année entière ?
    Idem pour les fromages. J’aime beaucoup le fromage dont je fais une grande consommation, mais combien de français n’en mangent-ils jamais ? Cela les exclut-il de la communauté culturelle française ?

    Reconnaitre qu’il y a en France une culture anticléricale ne nous exclut pas, nous qui ne sommes pas anticléricaux, de la culture nationale qui est faite de beaucoup d’autres ingrédients que l’anticléricalisme.

    L’autre chose que soulignait cette dame c’est que cette “tradition de l’anticléricalisme en France est ADMISE de PART et d’AUTRE.”.
    Qui nierait que les catholiques n’aient pas pris acte de cet anticléricalisme ? “Bouffer du curé ” est une expression que j’ai toujours entendue dans les milieux catholiques pour dénoncer cet anticléricalisme, et jamais chez les athées même militants. Alors je vous concède que le mot “ADMISE” est un peu exagéré, je dirais simplement que les catholique ont PRIS ACTE de cet anticléricalisme, ils l’ont constaté et en ont tenu compte, de gré parfois ou de force plus souvent.

    Donc non pour moi rien de choquant ou … d’anticlérical, dans les propos de cette dame, en tout cas rien d’anti chrétien.

    1. Kaleo dit :

      Au sujet de la pédophilie.

      Depuis quelques années le nombre de cas de révocation pour pédophilie augmente dans l’école laïque publique et obligatoire de France

      Sur cette page internet de l’express :

      http://www.lexpress.fr/actualite/societe/pedophilie-a-l-ecole-l-arbre-qui-cache-la-foret_1671181.html

      On lit 57 révocations depuis 2012 ; cela fait 19 cas par an.
      Combien d’autres enseignants sont “connus” par les institutions françaises et pas révoqués (sans compter ceux qui n’ont pas été découverts) ?

      On lit dans cet article du monde :

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/09/un-ancien-instituteur-condamne-pour-agressions-sexuelles_4613149_3224.html?xtmc=orgeres&xtcr=1

      Qu’un certains nombre de personnes étaient au courant pour au moins ce cas :

      “On n’est pas là pour juger l’éducation nationale, même si les rapports montrent depuis 1996 que tout le monde savait qu’il avait des soucis d’alcoolisation et de comportement avec les enfants.”

      Un autre cas connu des institutions ici :

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/01/en-2014-l-education-nationale-a-revoque-16-enseignants-pour-des-agissements-pedophiles_4607528_3224.html?xtmc=orgeres&xtcr=2

      Faut il interdire l’école publique obligatoire à nos enfants ?

      Le président français doit il en tant que responsable et garant de l’état français, des institutions françaises, demander pardon aux victimes ?

      Maintenant que l’état français a pris ACTE de ces cas de pédophilie dans les institutions laïques françaises, est elle acceptable ?

      1. C.B. dit :

        “l’école publique obligatoire”
        Non, “Kaleo 26 avril 2015 à 21 h 22 min”, il n’y a en France, et il n’y a JAMAIS eu, aucune obligation de scolariser, mais seulement d’instruire.
        Ce qui est scandaleux, c’est que cette instruction n’est “impactée” sur les finances publiques que pour les élèves qui fréquentent l’école publique, faussement présentée comme gratuite (alors que ses personnels sont rémunérés). Assurer (son véhicule, son domicile, …) est obligatoire, mais on a le choix de son assureur; instruire ses enfants est obligatoire également, mais là, les modalités sont totalement différentes.

        1. Charlotte Parc dit :

          @C.B.
          Il n’y a pas que l’école publique qui bénéficie des subsides publics payés par nos impôts, il y a aussi toutes les écoles privées sous contrat. Ce sont de loin les plus nombreuses.

          Seuls les enfants scolarisés dans les écoles privées hors contrat et les enfants instruits à la maison – toutes formes d’instruction parfaitement légales en France comme vous le soulignez – ne bénéficient pas de la manne financière dédiée à l’instruction des enfants, les parents seuls en ont alors la charge, en plus de celle de leurs impôts dont une partie va à la scolarisation des enfants des autres.

      2. Charlotte Parc dit :

        @Kaleo
        Rassurez-moi : vous conviendrez bien que si la pédophile existe dans “le monde” (au sens johannique), cela ne justifie EN RIEN qu’elle puisse aussi avoir cours dans l’église, même en nombre infinitésimal par rapport à ce qui se fait “dans le monde” ?

        D’ailleurs ce que les anticléricaux fustigent par dessus tout, et les font claironner si triomphalement, ce n’est pas tant que des prêtres aient pu être des hommes tout ce qu’il y a de plus humain et se soient rendus coupables d’actes pénalement répréhensibles, mais surtout que leur hiérarchie au courant de ces graves actes ne les aient pas mis au jour et les aient couverts, empêchant la justice d’agir.
        Je ne veux pas mettre en exergue ce problème, je constate juste que sa médiatisation a rallumé récemment le vieil anticléricalisme ; que cela soit ou non justifié est une autre chose.

    2. Kaleo dit :

      Voici les termes employées par cette dame :

      “C’est vrai qu’il y a une tradition d’anticléricalisme en France qui est, j’allais dire, admise de part et d’autre” (je passe sur les croa croa contre les soutanes) … ” Il y a un registre de l’anticléricalisme qui fait partie de notre culture nationale.”

      Remplaçons cléricalisme par noir :

      “C’est vrai qu’il y a une tradition d’anti noir en France qui est, j’allais dire, admise de part et d’autre” (je passe sur les croa croa contre les boubous) … ” Il y a un registre de l’anti noir qui fait partie de notre culture nationale.”

      Je ne sais pas si les noirs de France acceptent, admettent, le racisme.

      1. C.B. dit :

        Excellente transposition, qui met bien en évidence le scandaleux du propos.
        Cette stratégie simple de décodage devrait devenir un réflexe.

      2. Charlotte Parc dit :

        @Kaleo
        @C.B.

        Ce raisonnement est particulièrement spécieux, c’est à dire selon la définition précise de ce mot, qu’il a une APPARENCE DE VÉRITÉ et de JUSTICE, mais qu’il n’en a, effectivement, que l’apparence.

        Parce que “être noir” est d’une TOUT AUTRE NATURE que “être membre du clergé” qui se comporte – selon le jugement de certaines personnes – d’une façon qui prête particulièrement le flanc à la critique anticléricale.

        Être noir est une donnée biologique génétique liée à la quantité de mélanine présente dans l’enveloppe cutanée que l’on reçoit avec la vie sans qu’on y soit pour rien, sans qu’on ait aucun choix d’y renoncer ou au contraire de l’acquérir. Être noir ne dit rien des idées, des convictions, de la foi ou l’absence de foi, du comportement, des préférences, de la culture, etc. de la personne noire.
        Le racisme est une aberration mentale et sociale, une peur absurde et infondée de la différence, une violence intolérable, qui conduit à dénier à celui qui a quelques grammes de mélanine de plus que soi le statut d’être humain identique au sien.

        Devenir membre du clergé est un choix personnel, on ne nait pas membre du clergé. Cela donne à la personne qui a fait ce choix un statut de nature, pour les catholiques, très particulier qui fait que le clerc est différent des autres chrétiens de son église. Ce choix, je veux l’espérer de nos jours dans l’immense majorité des cas mais je sais qu’au cours de l’histoire cela n’a pas toujours été le cas, est d’ordre spirituel : le service de Dieu et du prochain dans l’optique de la foi catholique. On décide de rentrer dans un groupe social dont on connait la foi, les croyances, la culture, la structure, la mentalité, les mœurs, le comportement général, la vision, les buts poursuivis etc. Rien à voir avec un donné biologique.
        L’anticléricalisme est un mode de pensée qui perçoit par constatation et jugement – fondés ou non est une autre question, mais on se situe là au niveau des opinions- que ce groupe social dénommé “clergé” s’impose à toute la société civile de façon abusive, forçant les consciences, profitant financièrement ou en bien matériels de cette société civile, bref en exerçant sur elle un pouvoir exorbitant contre lequel il est extrêmement difficile de lutter.

        D’un côté on dénie à un être humain le statut d’être humain, de l’autre on dénonce un pouvoir jugé – à tort ou à raison – abusif.

        Les deux attitudes ne sont absolument pas du même registre.

        Et votre raisonnement est fallacieux.

        La liberté de conscience, de croyance, d’opinion est un de nos biens les plus précieux. Nous la revendiquons avec particulièrement de force pour nous-mêmes et nous pouvons être d’une grande reconnaissance envers notre Dieu parce que nous vivons dans un pays où nous jouissons (encore pour le moment en tout cas) de cette liberté : nous allons à la messe et au culte, nous organisons des réunions de prière, des enseignements chrétiens divers et variés, des retraites spirituelles… sans y aller la peur au ventre que nous soyons dans les heures qui viennent jetés en prison, déportés dans un camp de travail ou égorgés. Nous avons même (encore) la liberté de critiquer nos ennemis.
        Alors laissons aussi à ces ennemis le droit de nous critiquer, de dire tout le mal qu’il pensent de nous. Beaucoup de sottises et de méchancetés assurément, venues de leur ignorance, de leur malveillance assumée ou non, de leur incapacité spirituelle à comprendre “les choses d’en haut” (Col 3,2)(Laissons Dieu juge de leur attitude) … mais parfois aussi des reproches fondés et qui devraient nous pousser à nous examiner avec un peu moins de complaisance envers nous-mêmes.
        Car s’il est des anticléricaux archi-bornés dont l’anticléricalisme n’est que l’expression de leur haine de la foi chrétienne – et parmi ceux-là on peut ranger nos modernes laïcistes ou laïcards – , il en est d’autres qui, tout en ne se détournant pas de la foi et de l’espérance chrétiennes, au cours de l’histoire ou de façon contemporaine, ont jugé ou jugent sévèrement une partie, au moins, du clergé qui ne se comporte pas, individuellement ou en tant que groupe social, de façon conforme à l’Évangile. D’ailleurs, bien des commentateurs de ce blogue se trouvent, de fait être des anticléricaux puisqu’ils critiquent vertement une partie au moins de leur hiérarchie catholique.
        Il nous faut, je crois, entendre la critique anticléricale, même si elle est souvent fausse ou biaisée. Les gens ont le droit de penser ce qu’ils veulent, même des chose fausses et nous avons, nous, le droit de leur dire que leurs croyances sont fausses. En cela nous ne sommes pas des relativistes, mais nous savons que ce n’est pas contre la chair et le sang qu’est notre combat mais contre “les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.” (Eph 6,12)

        Évidemment quand l’anticléricalisme devient violent physiquement, contre les personnes ou les biens des chrétiens ou de l’église, il ne s’agit plus d’opinion, mais d’actes agressifs pénalement répréhensibles.

    3. Gérard P. dit :

      @Charlotte Parc
      L’anti-clairicalisme Français est comme une vrai maladie psycologique que nous Alsaciens appelons la “Myximatose Française” qui contraste douloureusement avec l’Allemagne!
      Désolé j’espère que vous pouvez comprendre mon pauvre Fraçais???

    4. lefort dit :

      Que de mots pour ne rien dire !
      Une question chère Charlotte : participez-vous de la “culture” masochiste qui, elle aussi “existe” en France ?

      1. Charlotte Parc dit :

        @lefort
        vous avez parfaitement le droit de trouver le raisonnement de Kaleo renforcé par l’acquiescement de C.B lumineux.
        Pour ma part, je trouve que comparer un noir à un prêtre, sans compter que les prêtres noirs sont très nombreux, et donc le racisme à l’anticléricalisme, est une aberration de la raison car la nature de l’ “être” conspué dans le racisme et dans l’anticléricalisme n’est absolument pas du même ordre.
        Libre à vous de croire autrement que moi, mais s’il vous plait, argumentez et ne me traitez pas ainsi de haut.

        J’ai lu dans les évangiles que le Christ s’en est vertement pris aux Pharisiens de son temps, dans un élan anticlérical tout à fait manifeste (Matt 23,13-14), alors que Paul nous a dit qu’en Christ, il n’y plus ni Juifs ni Grecs (Gal3,28) interdisant du même coup aux chrétiens tout mode de pensée et toute action racistes, xénophobes, sexistes ou fondés sur la classe sociale.
        J’essaie juste de conformer ma vie et ma pensée à la Parole de Dieu en tentant d’être cohérente. Mais je ne suis pas parfaite et l’Esprit Saint a encore du boulot à faire dans mon intelligence tant je suis capable de lui résister, à ma profonde honte.

        Quant à “participez-vous de la « culture » masochiste qui, elle aussi « existe » en France ?” je vous retourne la question : que voulez vous dire ? Expliquez-vous , car je ne comprends absolument pas comment vous articulez cette question avec ce que j’ai écrit. Je ne vois aucun rapport. En tout cas, j’aime bien trop la vie et une certaine forme de confort psychologique et spirituel pour me sentir, ne serait-ce qu’un tout petit petit peu, masochiste. Et quel genre de douleur affectionnerais-je selon vous ?

        C’est un peu facile de balancer deux lignes qui se veulent ravageuses sans plus d’explications : argumentez ! En tout cas c’est toujours ainsi que j’ai tenté de faire sur ce blogue lorsque je ne suis pas d’accord avec un commentaire écrit et de surcroit, je pense n’avoir jamais manqué de courtoisie avec qui que ce soit. Inutile de vous écrire que j’apprécie qu’on me rende la pareille.

        1. Kaleo dit :

          Votre obstination à ne pas reconnaître qu’il existe en France un problème de discrimination envers certaines religions, particulièrement envers le catholicisme, est édifiant.

          L’existence de se site internet est à lui seul une démonstration du malaise grandissant en France.

          Le gouvernement actuel brandit la laïcité et la république pour rétablir la concorde.

          Mais dans le même temps certains utilisent ces outils comme arme anti-religieuse.

          On est rentré dans une spirale.

  12. zézé dit :

    Tous ces journalopes réunissent sur les plateaux de TV et Radio, tout ce qu’il y a de plus nul….. Con ben dit, perrore, et maintenant cette idiote.. vraiment n’ont que cela à faire !

    1. Charlotte Parc dit :

      @zézé

      S’ils étaient aussi stupides et nuls que vous l’affirmez, leurs interventions ne mériteraient pas même une demi-ligne d’entrefilet.

      Mais c’est justement parce que leur grande intelligence mise au service de la mauvaise cause leur donne une très importante puissance de nuisance, qu’il nous faut démonter leurs raisonnements spécieux et partisans avec au moins autant d’intelligence qu’eux ont mis à les bâtir.

      Et pourquoi aurions-nous moins d’intelligence qu’eux, alors que l’Esprit-Saint du Dieu Vivant régénère nos cœurs ET nos intelligences ? Et nous, nous savons que notre Maitre et Seigneur a définitivement vaincu le leur à la Croix et en ressuscitant.

  13. Dofiar dit :

    L’anticléricalisme ne fait pas partie de la culture nationale, mais de la « culture » franc-maçonne, secte honnie entre toutes par les Français, qui est la haine de soi et de notre culture. C’est comme si l’on admettait que le nazisme fait partie de la culture allemande. Absurde ! L’anticléricalisme a débouché sur le génocide des royalistes et des catholiques français de 1789 à 1799 et sur le génocide arménien, ce n’est pas une culture, mais l’inverse d’une culture : destructeur de notre culture chrétienne et mémoricide.

  14. C.B. dit :

    « Il y a une tradition de l’anticléricalisme en France qui est admise de part et d’autre. Il y a un registre de l’anticléricalisme qui fait partie de notre culture nationale »
    Pas très sûre de moi, j’ai voulu vérifier la signification de “anticléricalisme”.
    À l’aune de http://fr.wikipedia.org/wiki/Anticl%C3%A9ricalisme, je me dis que les chrétiens sont les premiers anticléricaux, eux qui prônent “rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu”.
    L’anticléricalisme que cette dame a l’air de considérer comme de bon aloi s’exerce curieusement uniquement à l’encontre des seuls chrétiens (plutôt même des seuls catholiques”: le clergé n’existe apparemment que dans la religion catholique?
    Le cnrtl (http://www.cnrtl.fr/definition/anticl%C3%A9rical) a une vision légèrement différente, donnant de “anticlérical” deux acceptions principales:
    -“Qui est opposé à l’action ou à l’influence surtout publique du clergé.”
    -“Adversaires déclarés du clergé en tant qu’il exerce une action ou une influence publique; p. ext. adversaires de la religion catholique” (on notera l’extension).

    1. Charlotte Parc dit :

      @C.B.
      “L’anticléricalisme que cette dame a l’air de considérer comme de bon aloi s’exerce curieusement uniquement à l’encontre des seuls chrétiens (plutôt même des seuls catholiques »: le clergé n’existe apparemment que dans la religion catholique ?” écrivez-vous.
      Lisez donc bien tout entier l’article de Wikipédia dont vous donnez vous-même l’URL http://fr.wikipedia.org/wiki/Anticléricalisme et vous aurez la réponse à votre question : oui l’anticléricalisme ne s’applique qu’exclusivement qu’au catholicisme et la notion d’anticléricalisme et sa réalité n’existe que dans les pays latins à forte dominance voir exclusivement catholiques.

      Tout simplement parce que le protestantisme, dans ses très grands traits, échappe à toutes les critiques virulentes des anticléricaux.
      Quelles sont-elles ?
      La société que forme le clergé de l’église catholique est par trop singulière pour le quidam quelconque : des hommes qui ne se marient pas, qui ne s’habillent pas comme tout le monde, voire porte des habits extravagants pour impressionner leur monde, qui se font des coiffures pas possibles (tonsure), qui jouissent de biens immobiliers dont ils ne sont pas les propriétaires personnels mais qui leur appartiennent de “génération en génération” indéfiniment, et qui en acquièrent de nouveaux à bon compte par la captation d’héritage, qui surtout jouissent d’une indétrônable influence sur les consciences par le biais de la confession et, pendant des siècles, de l’enseignement et de la dispensation des soins de santé, qui sont manipulés par l’étranger et donc peu fiables pour la nation et le pouvoir politique (Papauté et siège des ordres monastiques au Vatican), des hommes souvent hypocrites qui prônent ce qu’eux-mêmes ne font pas (chasteté, mortification…).

      Pratiquement aucun de ces reproches anticléricaux classiques ne peut s’appliquer au protestantisme, même s’il est bien évident que les pasteurs ne sont pas des “petits anges” mais des hommes comme les autres. Dans les pays nordiques, la Suède par exemple, où les églises luthériennes sont aussi désertées que nos églises catholiques en France, il n’y a pas aucune “tradition” anticléricale contre le corps pastoral.
      Et à vrai dire, je ne connais pas de religion dans le monde qui ait effectivement développé un clergé aussi puissant en influence dans tous les domaines, sauf sans doute les théocraties musulmanes contemporaines, mais là les problèmes sont d’une toute autre nature qui ne peuvent en aucun cas être comparés à ceux que pose (ou plutôt posait) le cléricalisme catholique.

      PS J’aime bien votre remarque que les chrétiens sont les premiers anticléricaux puisque Jésus lui-même nous a intimé l’ordre de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu (Luc 20,25). Je renverrais bien les lecteurs de ce blogue au livre intitulé “Libre de le dire” dans lequel se trouve le chapitre sur “les racines chrétiennes de la laïcité” du pasteur et professeur de théologie protestant Jacques Buchhold Editions BLF http://www.blfstore.com/A-15761-libre-de-le-dire.aspx ou bien à celui du catholique de Jean-François Chemain ” Une autre histoire de la laïcité” Ed Via Romana http://www.via-romana.fr/?pageid=fiche&prod=205&ftitre=Une+autre+histoire+de+la+la%EFcit%E9
      Les points de vue divergent ou se recoupent, mais les deux sont très intéressants à lire.

  15. potima dit :

    Souvenons nous de Voltaire, “bouffeur de curés” qui se cachait derrière un rideau pour se signer lorsque passait une procession catholique devant ses fenêtres..
    On ne sait jamais “si les chrétiens avaient raison en ce qui concerne la vie éternelle, réservons nous un strapontin” .

  16. Gilberte dit :

    Au 19e siècle les anti cléricaux étaient des politiciens de gauche ou des intellectuels bourgeois , mais la foi restait présente: V Hugo a écrit des écrits virulents contre l’Eglise, mais invoquait Dieu dans ses poèmes. Ce qui change depuis 50 ans c’est l’oubli de Dieu, la foi qui ressortait avant la mort est disparue chez les anti cléricaux ce qui fait que les paroles de S Gherardi sonnent faux. J’avais dans ma famille un anti clérical dont l’épouse était croyante. Avant sa mort, celle-ci appelle le prêtre, son mari l’a proprement insulté en arrivant; plus tard sentant la mort venir, il demande le prêtre; quelle fut leur conversation, on l’ignore, mais ils étaient devenus les meilleurs amis du monde. Un autre mourant était mineur communiste silicosé. A sa mort le prêtre lui propose de prier, il refuse de prier Dieu puis la Sainte Vierge; alors Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dit le prêtre “Ah, oui je l’aime bien” (elle aussi était tuberculeuse)
    C’est pourquoi je me méfie de l’affirmation du passé anticlérical de la France

    1. Pascal dit :

      Vous avez raison. L’anticléricalisme est la contestation de la classe spirituelle détentrice du sacré social à un moment donné en un lieu donné. Gambetta l’auteur du célèbre « le cléricalisme, voilà l’ennemi ! » est aussi l’auteur de « L’anticléricalisme n’est pas un article d’exportation ! » en réponse aux esprits obtus qui s’opposaient au financement des établissements des jésuites au Liban.

      Les intellectuels français de la fin du XIXe et d’une partie du XXe siècle ont fait partie du clergé dans le sens de la classe spirituelle détentrice du sacré social.

      Depuis 1968, la contre-révolution réussie déguisée en révolution (une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Edmund Burke écrit l’ami Zemmour) nous avons un clergé très médiocre dont les journalistes forment l’un des gros bataillons quand ce ne sont pas les « people » et autres « rich and famous ».

      Baisse de niveau du clergé, baisse de niveau de l’instruction publique, baisse de niveau du personnel politique… La barbarie et le totalitarisme sont au bout. Il ne peut y a voir exercice de la démocratie sans une importante classe moyenne cultivée.

      Jadis le savoir avait trouvé refuge dans les monastères…

  17. Maysie dit :

    Il paraît que Najaud-Belkacem, récemment qualifiée de Pol Pott de la Culture et qui a décidé de faire disparaître l’étude du latin et du grec a l’école a dit publiquement : “Il faut que les conservateurs baissent le masque.”
    Moi je dis :”Un gouvernement qui a mis au ministère de la Culture un tel serpent à sonnettes est un gouvernement terroriste. “

    1. Gérard P. dit :

      @Maysi
      Très juste!

  18. Kaleo dit :

    A mon avis l’anticlericalisme n’est pas utilisé dans son sens historique ou général dans cette émission.

    Je vous propose de replacer les propos de cette dame dans son contexte

    —————————-

    Question de la journaliste :

    “Jusqu’à quand les chrétiens vont-ils tendre la joue gauche ?”

    Réponse d’un intervenant :

    “C’est vrai qu’il y a un double sentiment derrière cela.
    Le niveau géopolitique.
    On a l’impression que les chrétiens, notamment les chrétiens d’Orient, se font massacrer,”

    … je passe sur les propos concernant la situation de fin d’existence des chrétiens au Proche Orient …

    Et puis il y a l’autre sentiment qui est celui d’avoir une religion majoritaire, en tout cas plus historique, plus installée culturellement et que du coup cette religion elle peut subir toutes les avanies, toutes les critiques.
    Elle n’a droit à rien, elle n’a jamais le droit surtout de se plaindre. Alors que sur d’autres religions la victimisation arrive beaucoup plus vite.
    Et ça c’est un sentiment qui revient régulièrement”

    … je passe sur les propos concernant la manif pour tous …

    “On a l’impression que chez ces gens qui ont une foi, une conviction, ben on a l’impression que leur conviction était systématiquement vilipendée, moquée ou agressée sans qu’ils puissent se défendre”.

    La journaliste demande alors à cette dame :

    “Sophie Gherardi vous êtes d’accord avec ça ?”

    Réponse de la dame :

    « C’est vrai qu’il y a une tradition d’anticléricalisme en France qui est, j’allais dire, admise de part et d’autre »
    — je passe sur les croa croa contre les soutanes —
    “Finallement il y a un registre de l’anticléricalisme qui fait partie de notre culture nationale”

    —————————-

    Pour moi le terme d’anticlericalisme est utilisé dans son sens actuel : une aversion insurmontable pour toute Église en France, particulièrement envers celle des catholiques, et par extension une aversion envers les catholiques. Cette aversion s’exprime entre autre à travers des caricatures.

    Et selon cette dame les catholiques acceptent, admettent, d’être victime de discrimination.

  19. Kaleo dit :

    D’ailleurs cela semble cohérent avec la précédente intervention de cette dame :

    ————————–

    “C’est possible.

    Il y a un dolorisme très particulier du catholicisme qui fait que si enfin on peut de nouveau imaginer risquer quelque chose en allant à l’église c’est presque trop beau pour être vrai ».

    ————————–

    Il semble donc pour cette dame que les catholiques ont besoin de souffrir, d’avoir peur, de risquer quelque chose pour raviver, entretenir, décupler leur foi.

    Ainsi, selon elle il est logique, normal que les catholiques acceptent, admettent d’être victime de discrimination

  20. Gérard P. dit :

    L’anticlairicalisme est une insulte contre DIEU ,pas étonnant que les catastrophes naturel n’arrête plus de s’abattre sur la France,bien sûr la Frace mérite ce chatiment divin pour cause qu’ont se moques des CURES quel anti-politesse généralisé, et l’on rigole encore. Quelle honte!

  21. Gérard P. dit :

    Au lieu de critiquer et tolérer toute cette mafia antie “CURE” vous feriez mieux de prier pour ces “Apôtres du Chrstes”Comme le Saint Curé d’Ars et faire pénitence pour aquérir la Sainteté des Curés.Non mais….!

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