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Une église catholique taguée en Roumanie

Commentaires (3)
  1. c dit :

    Sans vouloir, bien sûr, défendre le(s) auteur(s) de graffiti qui a (ont) agi comme des imbéciles, je m’avance peut-être en disant que peut-être il ne s’agit pas stricto sensu d’un acte christianophobe. Le symbole qui a été peint sur l’église catholique [latine] est peut-être plus lié à une opposition aux Hongrois (qui s’ils sont catholiques sont normalement catholiques latins) et en réponse à un certain mouvement, qu’un acte stricto sensu contre le Christ, même si c’est, je le répète imbécile.
    La « Noua Dreaptă » mouvement très nationaliste roumain peut apparaître extrémiste vu du côté hongrois, mais du côté roumain certains voient notamment le Jobbik hongrois encore pire, lui qui parle de la Grande Hongrie avec une partie de la Roumanie à récupérer (sans évoquer certaines de ces autres idées). Il y a eu à la mi-mars une grande marche à Târgu Mureş, avec des manifestants d’origine hongroise qui demandaient l’autonomie du Pays sicule (on disait aussi des Szeklers, à l’époque de l’empire austro-hongrois) encore peuplé d’une très forte majorité magyarophone. Cela a été considéré comme de la provocation pour les nationalistes roumains qui eux quand ils défilent d’une Roumanie indivisible et de la protection des Roumanophones.
    Ces contrées ont été envahies moult fois depuis la conquête de Trajan sur les peuples daces ! Les Daco-romains latinisés mais par la suite rattachés à l’église byzantins se sont retrouvés sous la férule de différents maîtres y compris chrétiens, ils ont gardé « miraculeusement » leur identité alors qu’ils étaient devenus des étrangers chez eux. Pour garder les frontières face à l’empire ottoman ont été installées des places fortes avec des personnes de langue hongroise puis d’origine germanique (d’ailleurs Târgu Mureş a aussi un nom allemand). Par ailleurs en 1941, la Hongrie alliée contrainte de la Puissante Allemagne, en a tiré profit pour reprendre possession de cette partie de la Roumanie (Nord de la Transylvanie) sur laquelle elle n’avait plus l’autorité depuis la fin de l’Empire austro-hongrois, une région d’environ 50 000 km2 peuplée de quelques 2,5 millions d’hts et pour une partie magyarophones. Il y a des différends très lourds voire impossibles à résoudre entre la Roumanie et la Hongrie.

  2. Gilberte dit :

    En effet, l’écrivain Jean Mattern dans son livre “de lait et de miel” raconte qu’il est né en 1928 en Hongrie dans le Banat, émigré en France en 1944 à l’arrivée de l’armée russe, on le considère comme Roumain puisque cette province a été annexée par la Roumanie. Les politiques ne se souciaient pas des peuples en changeant les frontières

    1. c dit :

      Oui c’est très compliqué aussi sur cette partie sud ouest, car pour les Roumains, ils considèrent qu’ils ne faisaient que récupérer leurs terres ancestrales et ne parlaient pas d’annexion, car à l’époque de Trajan et dans les siècles immédiats qui ont suivi avant les invasions cette zone était peuplée de Daces, devenus Daco-romains…
      Et ne parlons pas des frontières au nord…de la Roumanie, côté Ukraine et République moldave…, sans oublier les Aromains du nord de la Grèce…encore plus oubliés aujourd’hui.
      Vae victis… malheurs aux vaincus disaient déjà les Romains…

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